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La presse en parle - Communiqués de l'ACIM
01-06-2007


Communiqué de l’Association catholique des Infirmières, Médecins et professionnels de la santé, le 1er juin 2007

 

Dans notre communiqué du 24 avril dernier, nous rendions compte de l’image apparue sur la vénérable relique de Guadalupe. Le diaporama nous avait été envoyé par notre correspondant au Mexique, Centro de Bioethica Rioplatense. Noter qu’il ne s’agit pas d’un blog, mais d’une correspondance qui a été présentée brute de brute sur notre nouveau site acimps.org. Nous avons eu des dizaines d’appels, des dizaines de milliers de consultations de notre site. Notre information a été répercutée le 23 mai par ZENIT.org qui est le bras laïc du Vatican sur le Web. Ainsi cette information a touché des millions de personnes en six langues.

Nous n’avons absolument pas qualité à prétendre juger de ce qui s’est passé à Guadalupe. Et certainement pas non plus celle de décréter un miracle. D’autant que notre correspondant restait muet sur la question.

En pratique, Zenit.org du 30 mai reprend le commentaire de Mgr José Luis Guerrero Rosado, premier chanoine de la Basilique et directeur de l’ «Instituto Superior de Estudios guadalupanos ». Celui-ci nous soulage. Car il s’en déduit :

1)   Qu’effectivement il s’est passé quelque chose à Guadalupe.

2)   Qu’un contrôle scientifique des images présentées est à la fois nécessaire et probablement en cours.

3)   Que bien sûr nous n’avons pas voulu nous substituer au magistère de l’Église qui - nous le savons notamment à propos des miracles de Lourdes -  met parfois des dizaines d’années avant de décréter une situation miraculeuse. Nous n’interprétons rien, nous présentons…

4)   Que par deux fois, il est mentionné de manière émouvante, le respect dû à ceux qui croient en ce miracle. Ce qui en dit long.

5)   Peut-être, contesterions-nous l’idée apportée par Mgr Guerrero, que Dieu n’a pas besoin de faire des miracles pour conforter l’enseignement de l’Église. Car Jésus lui-même multiplia les miracles pour que le peuple d’Israël l’écoute.

6)   Quant à réduire ce qui s’est passé à une « simple lumière inexpliquée », dans les circonstances particulières de la légalisation de l’avortement à Mexico, semble être une solution de facilité.


Il va de soi que dans cette affaire nous nous soumettons au jugement de Notre Mère la Sainte Église. Par devoir d’information nous publions le texte de Monseigneur Guerrero.

* * *


« Il est touchant et respectable que la dévotion des personnes voie des signes divins dans la vie de tous les jours étant donné précisément que toute la nature qui nous entoure nous parle de Dieu et de son intérêt pour nous. Toutefois, dans sa providence, il est inhabituel et non conforme à sa volonté qu’il existe une abondance de preuves surnaturelles. Souvenons-nous que Jésus qualifie d’« heureux », « ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20, 29).

Même si Dieu est parfaitement libre de le faire, il n’est pas normal qu’il répète par un miracle ce qu’il a déjà transmis très clairement dans sa Loi et dans nos consciences : l’interdiction d’assassiner des innocents.

Le miracle fut l’apparition de Guadalupe

L’apparition de la Très Sainte Vierge Marie dans le Tepeyac fut certes un miracle merveilleux et, sur le plan moral, nous avons la preuve que le Seigneur continue d’opérer d’innombrables miracles, ici, par l’intercession de sa Mère. L’Église est toutefois extrêmement prudente lorsqu’il s’agit de reconnaître des miracles physiques, comme le serait cette lumière.

Sans nier que les fidèles puissent voir dans ce phénomène un signe de l’amour maternel de Dieu, nous nous trouvons ici en réalité devant un fait qui serait seulement inexplicable mais qui en réalité n’a pas été suffisamment examiné, et auquel on attribue une catégorie surnaturelle qui n’a pas cependant encore été démontrée car il n’est pas suffisant qu’un ingénieur ait effectué un unique contrôle sur le négatif d’une photo.

Avant tout, il ne s’agit pas d’une affirmation de l’Église

Supposant que l’on ne trouve pas d’explication naturelle à la lumière constatée sur les photographies, la seule chose que l’Église constaterait serait l’apparition d’une lumière inexpliquée.

Ceci ne fournit pas des éléments de base suffisants pour affirmer avec certitude : « l’image de la Vierge commença à s’effacer pour laisser place à une lumière intense qui émanait de son ventre avec un éclat et un halo divin ayant la forme d’un embryon, et l’embryon du Christ avant sa naissance, apparut sous nos yeux ».

Si nous réfléchissons bien, ceci ne signifie pas décrire ce qui s’est passé mais s’empresser d’interpréter comme un miracle un événement auquel il n’a pas été possible de donner une explication normale.

Nous répétons qu’il est légitime et touchant que les personnes qui considèrent que Dieu est en train de leur parler de cette manière l’interprètent ainsi, mais ceci ne constitue pas et ne peut constituer une affirmation officielle de l’Église catholique, ni de l’archidiocèse de Mexico et ni même des autorités de la basilique de Guadalupe. »

Dr Jean-Pierre Dickès


 


 
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