CSR N°118 | Infirmières et auxiliaires médicaux : le don de soi

La technique a véritablement déshumanisé la médecine en la transformant en une série de métiers différents. Que reste-t-il de communu entre un médecin qui opère toute sa vie les décollements de la rétine avec celui qui n'enlève que les varices de la veine saphène externe ? Plus grand chose...

C'est alors que se dessine la vocation des infirmières, des sages-femmes et de tous les "paramédicaux"; tous et toutes, par leurs compétences servent de trait d'union entre les patients et les médecins.

Ce sont ces professions qui par leur multi-compétences sont à la jonction de l'humain et de la science.

Très proches des malades, leur seule présence st un bienfait pour la santé du corps et le secours des âmes. Sans elles l'être humain se réduirait à de simples organes pris en charge par des machines.

Sainte Jean D'Arc le 10 Mai

 

A la suite de Sainte Jeanne d'Arc, venez défendre l'honneur de Dieu dans la société.

 

Pétition contre la proposition de loi Claeys-Leonetti

Convergence soignants soignés

Chers confrères,

La proposition de loi « Fin de vie » doit être amendée pour empêcher toute forme d’euthanasie.

En tant que professionnels de santé, nous exprimons nos plus vives inquiétudes sur les dangers contenus dans la proposition de loi Claeys-Leonetti votée par l’Assemblée nationale en première lecture le 17 mars 2015.

La sédation en phase terminale visant à mettre fin à des douleurs réfractaires constitue un acte médical exceptionnel, mais légitime. Cependant, le « droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès », dans certaines des conditions prévues par ce texte, rend possible une euthanasie qui ne veut pas dire son nom, en liant obligatoirement sédation avec décès, alors que la sédation a pour but de soulager et d’apaiser dans un moment difficile. Par nature, elle est réversible, même si elle est susceptible d’accélérer le décès du patient selon le principe du double effet. Pratiquée à la suite de directives anticipées devenues contraignantes, elle deviendrait dans certains cas une réponse obligée à des demandes de suicide assisté.

Nous déclarons solennellement qu’il n’est pas dans la mission des professionnels de santé de « provoquer délibérément la mort » (cf. article 38 du Code de déontologie médicale).

L’interdit de tuer doit rester le fondement de la relation entre soignants et soignés, à la base du contrat de confiance qui nous lie aux personnes malades ou en fin de vie, en particulier les plus vulnérables d’entre elles.

Nous demandons en conséquence :
– Que le Sénat améliore le contenu de cette loi, pour lever ses ambiguïtés et réaffirmer le principe d’interdiction de donner intentionnellement la mort.
– Qu’à défaut, une clause de conscience explicite pour l’ensemble des professionnels de santé soit votée.
Signez l'appel en cliquant sur le lien ci-dessous


Merci pour votre soutien.


Professeur Olivier Jonquet,
Médecin réanimateur, professeur à la faculté de médecine de Montpellier, et porte-parole de l’association Convergence soignants-soignés.

Docteur François Bertin-Hugault,
Médecin des hôpitaux en service de neuro-cardio-gériatrie, et porte-parole de l’association Convergence soignants-soignés.

 

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Mission : Jour 9 - Plus de joie à donner qu’à recevoir

« Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. » Pendant une semaine, nous avons été plus de cinquante volontaires à nous occuper des malades philippins. De belles amitiés se sont nouées car elles reposaient sur un but commun : le service du prochain. Dieu avait la première place dans cette mission, et ainsi pouvait s’exercer la véritable charité chrétienne.

Les premiers patients arrivaient dès 6h45 et repartaient vers 10h dans le meilleur des cas. Pas une seule fois nous n’en avons entendu se plaindre. Malgré leur mode de vie très rudimentaire, ils ont une sorte de délicatesse de manières qui vient de leur bonté de cœur.

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Mission : Jour 8 - Prier, soigner et réconforter

Ce matin, monsieur l’abbé Marcille va célébrer la messe dans une maison d’arrêt. Nous sommes trois à l’accompagner, escortés par l’armée. Après avoir quitté la ville, la jeep commence à gravir une colline, s’enfonce dans la forêt, redescend dans une clairière cachée au creux d’un vallon : nous sommes arrivés. Un portail imposant s’ouvre pour nous livrer passage. Le directeur nous conduit dans un petit couloir entouré de grosses grilles derrière lesquelles attendent les détenus. Les femmes sont « en liberté », mais très tristes. Les hommes, en revanche, sont enfermés sous solide cadenas. Tous sont curieux de ce qui va se dérouler devant eux. L’abbé leur explique rapidement ce qu’est la messe, et leur dit qu’ils ne pourront pas communier ; le temps manque malheureusement pour faire une tournée générale de confessions.

C’est une messe bien émouvante à laquelle nous assistons alors, dans un cadre on ne peut plus dépouillé, avec des assistants qui n’ont sans doute pas prié depuis longtemps, mais sur qui le St-Esprit a voulu, aujourd’hui, déverser ses grâces. A la fin, à notre grand étonnement, beaucoup récitent avec nous un Ave Maria.

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Mission : Jour 6 - Une aide toujours appréciée

Chaque matin, l’affluence est plus grande à l’entrée. Les patients rentrent chez eux, trois dents en moins ou dix médicaments en plus, et encouragent leurs voisins à venir nous voir.

Nous n’avons pas moins de douze médecins cette année, dont trois pédiatres, un dermatologue, un dentiste et une ophtalmologiste. Cette dernière remercie les bienfaiteurs qui ont livré quelques kilos de lunettes pour la mission ; il en part plusieurs dizaines de paires par jour !

Notre dermatologue, un jeune américain très efficace et professionnel, réussit aujourd’hui une intervention délicate : un patient se présente avec une grosseur en bas de la joue, juste sous l’oreille. Le médecin lui fait une incision assez large, et réussit à en extirper une tumeur de 4cm de diamètre… Est-ce un cancer ? Il ne saurait le dire, mais il a au moins freiné la progression du mal. Deux autres patients souffrent d’irritations, de démangeaisons ; des insectes leur courent sous la peau, ils ont la gale. Le traitement est assez violent, mais indispensable pour enrayer la prolifération de ces petites bêtes.

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Mission : Jour 5 - Tacloban, la cité engloutie. Un an après

En février 2014, les volontaires avaient constaté les dégâts causés trois mois auparavant par le typhon Yolanda. En plus des soins médicaux, une équipe avait aidé à reconstruire quelques maisons, notamment la petite chapelle de la Fraternité Saint Pie X. Cette année, soit quinze mois après, nous pouvons voir quelques zones dégagées et des maisons en travaux : la vie peu à peu reprend ses droits, mais il reste encore un travail énorme.

Pour bien comprendre l’ampleur du cataclysme, il faut vous imaginer une tempête très violente, un vent avec des pointes de 300 km/h et une grande marée comme Saint-Malo même n’en a jamais connu. Entraînée par le tourbillon du typhon, une vague gigantesque arrive de l’est, grossit à vue d’œil en taille et en puissance, avant de s’abattre avec fracas sur la côte comme un rouleau compresseur, écrasant tout sur son passage, et entraînant dans sa furie les bateaux qui mouillaient près du rivage.

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Mission : Jour 4 - Un magnifique dévouement

Cette année, c’est la première fois que nous avons dix nationalités différentes parmi les volontaires : en plus des Philippines et de la France, sont représentés la Malaisie, le Vietnam, Singapour, la Suisse, l’Allemagne, l’Irlande, l’Australie et les Etats-Unis. Beaucoup de médecins et infirmières ont fermé provisoirement leur cabinet ou réservé dix jours de leurs vacances pour venir exercer bénévolement leur métier auprès du peuple philippin.

Le docteur Dickès et son épouse fêtent déjà leur dixième mission, nous en profitons pour leur adresser ici un hommage tout particulier : sans le zèle et l’investissement de Jean-Pierre, sans le dévouement à toute épreuve de Bernadette, cette mission n’existerait pas. Ils y travaillent toute l’année, font des conférences à travers toute la France, publient régulièrement des articles pour récolter les fonds nécessaires. Salamat pô !

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