Aux Philippines, le drame du typhon commence demain

Communiqué du Dr Jean-Pierre Dickès, le 15 décembre 2014

Le 6 décembre dans la nuit le typhon Hagupit frappait les Philippines. À la différence du typhon Hayan de l’année dernière, le gouvernement mit en garde de manière énergique la population et même organisa plus ou moins des zones d’évacuation. La violence prévue de la tornade était bien supérieure, avec des vents attendus à plus de 300 km/heure, ce qui était inconnu à ce jour en Asie du Sud-Ouest.

Hagupit devait frapper principalement Tacloban sur la côte ouest de l’île de Leyte. La ville martyre où la mission Rosa Mystica a été organisée l’an dernier et pour février 2015. De plus AcimAsia a laissé une équipe chargée d’y continuer les soins ; elletravaille dans la chapelle St Joseph détruite l’an dernier et reconstruite par Rosa Mystica au décours de Hayan. Àce jour elle bénéficie du concours d’une femme médecin nommée Marie Flanagan. Une autre équipe menait une autre mission à Bato sur la côte est, elle-même très bien protégée des vents. Une troisième s’était dirigée vers l’île de Samar reliée à Leyte par un gigantesque viaduc long de 2 km et demi, serpentant entre les îlots à partir de Tacloban.

Nous avons la chance d’avoir des nouvelles très régulières par la secrétaire de l’Acim Asia, la très pieuse et efficace Yolly Gamutan. Ces trois groupes se mirent en prière de manière continue durant deux jours. Mais le typhon se détourna de Tacloban et de Leyte ; l’œil en sera Borongnan, capitale de Samar plus au Nord. L’équipe qui s’y trouvait mit plusieurs jours avant de donner de ses nouvelles. Elle finit par expliquer que toute la province San Mateo était quasiment rasée bien que le typhon ne « faisait plus » que 200 km heure. En dehors de la capitale, les pauvres maisons paysannes étaient réduites à l’état de ruines.À ce jour leur nombre serait supérieur à 15.000 pour Samar.Donner une idée du nombre de morts est impossible actuellementcar la quasi-totalité des routes et chemins vicinaux sont noyés par la boue et des villages sont inaccessibles. De plus toute la ressource agricole a été détruite. Il y a 1 766 929 personnes dans les centres d’évacuation.

Nous avons décidé de concentrer nos efforts et nos forces sur une « zone critique » de la province de San Mateo où est la capitale. Nous sommes aidés par les paroissiens des quatre chapelles de Leyte. Au décours du typhon le gouvernement a donné des rations de survie. C’est-à-dire qu’à partir de maintenant, il n’y a plus rien à manger. Nous sommes installés dans une école villageoise de 308 foyers. Là, cinq enfants sont morts noyés et trois d’entre eux ont disparu. Les gens dorment à terre dans la boue. Nous avons des nattes de survie, des couvertures, du riz et des boîtes de sardines ; des bombonnes d’eau minérale et des tablettes désinfectantes. Par le pont de San Juanico, nous ne sommes pas loin de la chapelle de Tacloban.

Le problème majeur est que malheureusement les ONG n’ont pas d’argent à mettre dans une situation de ce genre. En effet toute leur politique est axée sur la fameuse phrase : « À celui qui a faim, plutôt que de lui donner un poisson apprend lui à pêcher. » Elle trouve ici ses limites.

L’avenir apparaît alors fort difficile pour les équipes de Yolly. Il est terrifiant pour tous ces pauvres gens qui vont mourir de faim.

En ce temps de Noël, faisons comme les bergers se rendant à la crèche. Sachons donner un peu de ce que nous avons.

Dr Jean-Pierre Dickès

Vous pouvez aider la mission de Samar qui se prolongera des mois. Chèques au nom de AcimAsia, Dr Dickès 2 route d’Equihen 62360 Saint Etienne au Mont. Certificats de déduction fiscale et traçabilité sur demande.

Bulletin d'information ACIM ASIA

Courrier de Yolly Gamutan, secrétaire de l'Acim Asia

Courrier reçu le 13 décembre

Cher Docteur

Merci beaucoup pour votre sollicitude pour les pauvres. Nous apprécions sincèrement votre soutien et celui de tous les Français qui s’intéressent aux victimes de Samar lesquelles, avant le typhon, étaient inconnues du monde, menant une vie humble avec des objectifs simples : mettre de la nourriture sur la table et envoyer les enfants à l’école.

Hier et tôt ce matin, Rosmar et Erika étaient à Borongan, la plus touchée des villes de Samar. Ils ont noté que les villages étaient en partie submergés par la boue. Les quelques maisons qui ont résisté à la tempête ont dû être extraites de la boue. Peu de pauvres peuvant s’offrir une pelle, il faudra du temps avant qu’ils puissent rendre leurs habitations habitables

Rosmar et Erika se sont renseignés auprès de la population et ont essayé de voir où installer un camp de mission dans le village de San Mateo, dernier village accessible par le car. Plus loin, en montant, San Andres plus difficile à atteindre. C’est un hélicoptère qui, par largage, a fourni les denrées alimentaires après le passage du typhon.

Comme nous ne disposons pas d’hélicoptère, nous devrions louer les services de villageois qui achemineraient les provisions à dos d’homme, aucun camion ne pouvant y accéder du fait d’une grande accumulation de boue due au débordement de la rivière et à la coulée de terre de la montagne proche. Autre solution : demander aux villageois de venir à San Mateo pour recevoir y des provisions de première nécessité. Ce matin, de fortes pluies commençant dès 2 heures ont apporté encore davantage de boue dans les villages.

Hier, des sacs de riz ont été fournis par le service de l’aide sociale pour une distribution à la population. La Croix rouge et Samaritan's Purse étaient également sur place pour des médicaments. La population dispose ainsi du nécessaire pour encore quelques jours. Nous ne nous y précipiterons donc pas puisque des organisations bien plus importantes que la nôtre s’occupent des victimes.

Nous, nous préparons à fournir une aide lorsque les grandes organisations laisseront la population voler de ses propres ailes. Rosmar a déjà repéré les groupes d’habitations pauvres auxquelles nous pensons pouvoir apporter une aide de première urgence.

En car, de Tacloban au village, il faut compter six heures, et il n’y a que deux liaisons par jour. Nous espérons pouvoir bénéficier du soutien des hommes et des camions de l’armée pour l’acheminement des provisions.

Le courant électrique n’est toujours pas rétabli sur place malgré les efforts en cours pour remettre en état les lignes endommagées. Au mieux, ce sera fait pour Noël… c’est ce que l’on espère. Rosmar a pris quelques photos mais ne pourra les envoyer qu’à son retour à Tacloban, vers 17 heures.

Google Maps vous donnera une idée plus précise de Samar, bien que, en dehors de la longue route qui fait le tour de l'île, il n'y ait aucun détail permettant d'identifier les villages . La vue satellite permet de mieux se rendre compte des difficultés de pénétration à l'intérieur de l'île vers les villages dont l'isolation naturelle est accentuée par le passage du typhon (pluie, boue, glissements de terrain, chute d'arbres, destruction des ponts pour piétons, etc.).

Yolly Eileen Gamutan est une infirmière de General Santos City. Elle fait partie de l'association ACIM-Asia. Pilier permanent de l'association sur place, elle organise les actions de soins au profit des nécessiteux et prépare le terrain de l'apostolat au bénéfice de la population locale. Très active l'an dernier dans les interventions de la Fraternité dans l'île de Leyte et notamment dans la région de Tacloban, elle poursuit avec le même dévouement sur l'île de Samar avec des équipes de volontaires envoyées de plusieurs pays ; la France étant bien sûr le pivot de cette action sur le plan financier.

Nouvelles du Typhon Hagupit

par Yolly Gamutan

Secrétaire de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins en Asie

Yolly a envoyé toutes les trois heures des informations sur le typhon. Celui-ci devait à l’origine frapper toute l’île de Leyte et spécialement Tacloban où nous avons une chapelle qui sert de dispensaire médical. Celui-ci a été installé l’an dernier à la suite du typhon Hayan qui a détruit la quasi-totalité de la ville. La reconstruction avait été très fragmentaire. Tout était à craindre pour notre équipe qui elle-même avait décidé de mener une mission plus au sud à Bato, là où l’an dernier un camp de replis avait été installé pour les réfugiés. Mais cette ville était elle-même menacée. Il ne restait plus qu’à prier : ce fut pendant 36 heures sans arrêt, nuit compris.

Le typhon Hagupit (appelé ici Ruby) arriva à Tacloban. La ville fut inondée et des arbres arrachés des toits s’envolèrent. Il en fut de même plus au Nord.

L’île de Leyte est reliée à une autre île du nom de Samar par un gigantesque et impressionnant viaduc métallique qui serpente entre deux îlots. C’est sur Samar que s’est fixé l’œil du typhon pour ensuite se diriger vers l’Est, c’est-à-dire vers Manille. La ville de Dolores sera en partie détruite. Le nombre de morts estimé à au moins 21 a été très faible par rapport à Hayan dans la mesure où le gouvernement avait demandé aux gens de quitter le côté. Ce pour quoi l’intérêt des médias s’est rapidement détourné vers d’autres sujets.

Nous vous livrons la dernière correspondance envoyée par Yolly.

Tout d’abord, humblement nous remercions Dieu qui, malgré nos fautes méritant punition, a, dans sa miséricorde, épargné notre peuple. Un courant froid venant de Sibérie a agi sur le super typhon, réduisant son intensité juste avant qu’il n’atteigne les terres.

Il s’est abattu sur Samar avec force mais, en la quittant, a poursuivi sa route en perdant de son intensité, ce qui fait que les dégâts sont essentiellement sur Samar.

Nous n’avons sur Samar ni chapelle ni de centre de catéchisme bien que nous ayons l’intention d’en démarrer un dans le village de Marabut pour nos patients et leurs voisins.

Wilmar leur a rendu visite le 8 décembre et les a trouvés bien. Nous continuons à chercher comment entrer en contact avec nos patients vivant dans d’autres parties de Samar pour savoir comment ils vont. Nous ne nous sommes pas encore aventurés dans les zones critiques parce que le gouvernement veut donner une réponse adaptée au niveau du désastre, en accord avec le service d’information en ligne :

La Croix Rouge est également sur place.

Les dommages à Samar touchent essentiellement l’agriculture et l’infrastructure, pour un montant d’environ 2 milliards de pesos (évaluation datant d’hier 10/12).

D’après la Croix rouge, il y a eu plus de 20 morts, mais les moyens de confirmation et d’identification étant lents, le bilan gouvernemental officiel est de 9 morts à la date d’hier.

Il y a 480 blessés. Le faible nombre d’accidents tient à l’évacuation forcée par le gouvernement de la population des zones menacées. Il y a 1 766 929 personnes dans les centres d’évacuation.

Dans les centres d’évacuation, le gouvernement distribue des rations alimentaires à la population. À Samar, à la date d’hier, le nombre de maisons endommagées était de 13 000, d’après ABS CBN news.

Le gouvernement promet d’aider à la construction d’abris temporaires pour ceux qui ont perdu leur maison. La situation semble sous contrôle, d’après les rapports officiels du comité national pour la réduction et la gestion du risque- désastres.

La réaction du gouvernement au typhon étant bien organisée cette année, il n’y a pas, pour l’instant, de besoin dans les villes les plus touchées de Samar. Le gouvernement a refusé l’aide offerte par Mammoth Medical Missions, une ONG, du fait du faible nombre d’accidents.

Aussi bonne que paraisse actuellement la situation, il est facile d’en conclure que la région est plus pauvre qu’avant et que, lorsque la situation de crise aura été levée, l’aide alimentaire du Gouvernement, des Nations unies et de la Croix rouge cesseront et les pauvres seront de nouveau seuls …

Pour être utiles, il nous faut simplement nous tenir prêts à proximité, attendant patiemment que les personnes malades et affamées se tournent vers nous pour les aider.

Ne pas nous montrer nous met à l’abri des escrocs et nous permet d’être disponibles pour les pauvres qui ne peuvent accéder aux services des agences gouvernementales et aux organisations humanitaires internationales.

Toute la population n’est pas en centres d’évacuation et, de ce fait, ceux qui ne s’y trouvent pas ne peuvent pas recevoir de secours alimentaire et ne peuvent espérer bénéficier d’une aide d’hébergement. Les patients dans le besoin qui nous connaissent déjà viennent à nous lorsqu’ils ne peuvent obtenir d’aide des agences gouvernementales et des grosses ONG. Nous donnons simplement ce dont nous disposons. Pour l’instant, nous donnons des rations alimentaires et des médicaments.

Matériellement parlant, rien à signaler pour nos quatre chapelles et leurs paroissiens sur Leyte. Ils n’ont eu que de légers dommages dont ils peuvent se charger. Rosmar a fait un tour hier pour visiter les patients dans les villes à l’extérieur de Tacloban.

Ils vont bien, ont déjà commencé à réparer les dommages sur leurs habitations et sont en train de voir ce qu’ils peuvent stocker comme nourriture.

Nos évacués du sud de Leyte sont revenus à leurs habitations le 8 décembre. Rosmar leur a rendu visite, notant qu’il n’y avait pas de dommages importants.

Par Marie Immaculée, Yolly

Complément

A partir d’aujourd’hui, midi, d’après GMA news, l’autorité gouvernementale chargée de la réaction au désastre estime que la phase d’urgence est en voie d’achement et que l’approvisionnement en rations alimentaires à Samar est déjà clos.

Les rations alimentaires pour ceux qui se trouvent hors des centres d’évacuation ne sont consommables que dans les 6 jours.

Cela signifie que la faim menace et que les problèmes de santé ne sont pas loin. Donc, demain (12/12) deux membres de la mission (Rosmar et Mark John) se rendront dans la zone touchée pour recenser les aides et services que nous pouvons apporter. (Traduction Missions)

Prochaines Conférences du Docteur Dickès #2

EN SUISSE
 
GENÈVE - Vendredi 14 novembre à 20h30
Cinéma théâtre ONEX

MONTHEY
 - Samedi 15 novembre à 14h30
Chapelle Saint Antoine
Avenue du Simplon, 100
 
EN FRANCE

MULHOUSE
 - Vendredi 21 novembre à 19h30
Prieuré Marie-Reine
195 rue du Bâle
 
COLMAR - Samedi 22 novembre à 16h30
Oratoire Saint Joseph
22 rue Ampère

CSR N°116 | Le Gender contre la nature

Il y a quatre ans, paraissait un Cahier Saint Raphaël sur la théorie du genre. Rares sont ceux qui prirent la mesure de cette idéologie dont le pape dira cette année qu'elle est "démoniaque". Pourquoi ? Parce qu'elle détruit l'Ordre naturel voulu par Dieu créant l'homme et la femme. Au nom de l'égalité s'est développée l'idée que le sexe féminin et masculin était imposée par la société d'une manière artificielle appelée "stéréotypie du genre"; c'est-à-dire un ensemble d'habitudes obligatoires dont chacun doit se débarrasser au nom de sa liberté pour faire le propre choix de sa sexualité. Véritable délire car jamais on ne fera un homme d'une femme et d'une femme un homme.

Le problème est que cette folie biologique nous est infligée de manière totalitaire. Notre devoir de chrétien es t de nous y opposer par tous les moyens.

CSR N°115 | PMA - GPA : Bébés à vendre

Après les revendications sur le "mariage" pour tous, il étais évident que les duos homosexuels revendiqueraient le droit à adopter ou avoir des enfants. Les mots de PMA et GPA étaient encore inconnus du grand public il y a un an. La Procréations Médicalement Assistée permet la fécondations in vitro (hors du sein maternel). Il va de soi que les homosexuels masculins ne pouvant être en état de grossesse, doivent trouver des embryons qu'ils feront implanter sur une femme volontaire rétribuée. C'est un véritable trafic des ovules, des spermatozoïdes et des embryons qui se développera. Les mères porteuses dans le cadre de la Grossesse Pour Autrui louent leurs corps pour porter un enfant qu'elles ne verront jamais. Les homosexuelles doivent en faire appel au sperme d'un donneur; l'une d'entre elle donnera ses ovules et l'autre portera l'enfant. Dans tous les cas, la notions de filiation disparait lançant dans la vie des enfants privés d'une mère ou d'un père. Ils seront les premières victimes.

A l'attention des pèlerins de tradition

La Messe Pontificale du Dimanche de Pentecôte sera célébrée par Monseigneur de Galaretta au bivouac de Saint-Lubin, commune de Noisy-le-Roy(Sud-Ouest de Bailly ) à 18h00 précises et non au Haras du Pin comme annoncé sur les tracts.

Devant l'impossibilité d'assurer un parking proche du lieu de messe, l'organisation du pélerinage assurera des navettes pour les visiteurs désirant assister à l' Office à partir du parking sud de la gare de Noisy-le-Roy ( Avenue de l'Europe ) dès 17h00.

Ces navettes ramèneront les fidèles à leurs véhicules à de 20h00 à 20h30.

Association Pélerinages de Tradition

20, rue Gerbert. 75015 Paris

01.55.43.15.60.

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