« Les âmes philippines
ont faim, voyagent pendant des kms et sont prêtes a faire des sacrifices énormes
pour assister a la messeet recevoir les
sacrements »
(Monsieur l’abbé ONODA,
prieur de Manille)
La mission ROSA MYSTICA
n’est pas seulement une mission humanitaire mais aussi et surtout une mission
profondément catholique.
C’est en effet l’occasion
d’un exercice de piété et de charité pour les volontaires. Leur journée est
rythmée par l’ANGELUS, la messe et le chapelet quotidiens. Chaque sermon de nos
prêtres nous rappelle que Notre Seigneur et la Sainte Vierge sont au cœur de la
mission et que chacun est un « bon samaritain en puissance».
Le rôle des Bethaniennes
Comme lors des autres
missions, les BETHANIENNES nous apportent leur précieux concours pour notre
apostolat.
Habitant Ilo Ilo, une
ile voisine de Luzon ou se trouve Manille, leur communauté a été fondée en 1997
par Monsieur l’Abbe Couture, supérieur du district d’Asie.
Elle a pour but
d’accueillir des jeunes filles qui s’interrogent sur leur vocation religieuse
et de les orienter vers les différentes congrégations de par le monde. Elles sont
encadrées par des oblates de la FSSPX et dépendent directement de ces prêtres.
Durant la mission ROSA
MYSTICA, elles enseignent le catéchisme aux « chères petites têtes
brunes » qui les écoutent avec attention toutes heureuses d’avoir reçu une
image pieuse et de porter autour du cou leur chapelet.
La bénédiction des maisons
Durant
la matinée, Monsieur l’abbé Castel, accompagné de trois membres de la
légion de Marie philippine et de Helene, une volontaire française, se sont
rendus dans un barangay (quartier) de Manille afin de procéder a des
bénédictions de maisons. Cette tournée est particulièrement fructueuse puisque
Monsieur l’abbé a même béni, outre les maisons, des voitures, une boucherie et
un chenil !
Chaque maison
possède son autel domestique installé dans des emplacements originaux. Les
Philippins nous accueillent avec chaleur sous un soleil de plomb.
Les équipes de la
légion de Marie (une vingtaine de membres à Manille) sont très actives aux
Philippines, visitent les maisons, enseignent le catéchisme, font prier le
chapelet et se réunissent toutes les semaines.
Les trois légionnaires de Marie nous accompagnant lors des bénédictions des
maisons
Au baranguay Marianna,
nous apportons néanmoins une aide médicale et physique aux patients car un
corps qui souffre et qui a faim n’est pas bien disposé à écouter la parole de
Dieu.
C’est ainsi que nous
sommes intervenus chirurgicalement plusieurs fois aujourd’hui.
Porté par deux volontaires, un jeune philippin est
arrivé au bloc opératoire en urgence pour une blessure profonde à la jambe. Il
ressortira quelques minutes plus tard sur ses deux jambes grâce à notre
chirurgien, Docteur Marie HUTIE, membre du bureau de l'ACIMPS.
Un patient
reconnaissant avec son médecin
Encore une journée
bien remplie au service de nos chers Philippins !
REPORTAGE MISSION DIMANCHE 26 FEVRIER 2012 : LES PREPARATIFS
Les volontaires arrivent à
Manille : c’est le grand jour !!
Français, Américains, Québécois, Suisses,
Belges et Irlandais, Singapouriens, Malaisiens, Chinois, Japonais, Coréens et Philippins
se retrouvent afin de commencer la mission médicale ROSA MYSTICA 2012 qui se
déroulera du lundi 27 février 2012 au vendredi 2 mars 2012.
Pour la première fois, la
mission se déroule en février durant la saison sèche et un temps magnifique est
au rendez-vous.
Monsieur
l’abbé ONODA nous accueille chaleureusement au prieuré de Manille. A la suite
des précédentes missions, les autorités nous sont de plus en plus
favorables ce qui permet un plus grand rayonnement de la FSSPX aux Philippines.
Présentation des rôles de chacun,
des objectifs de la mission et les préparatifs débutent avec animation.
Organisation du gymnase,
rangement de la pharmacie et tout est prêt pour accueillir les 3 000
malades prévus.
Sheryl OCAMPO, alias "BIBI"
REPORTAGE MISSION LUNDI 27 FEVRIER 2012 : LA MISSION EN ACTION
Une agitation fébrile règne sur
le lieu de la mission médicale Rosa Mystica 2012 !
Tous les volontaires se rendent
avec dynamisme au poste qui leur a été assigné.
Un dispensaire est installé dans
un gymnase : c’est le grand luxe !
Nousavons un bloc opératoire, deux pharmacies
(enfant et adulte) et même un laboratoire et des rayons X !
Blandine va-t-elle adopter ce petit Philippin?
Cette journée est marquée par trois interventions
chirurgicales (Enlèvement de deux kystes, une infiltration du poignet).
Delphine et le Docteur DICKES, président de l'ACIMPS en pleine action "chirurgicale"!
Une bonne "coupe" Mr l'Abbé?
Abbé CASTEL, Aumônier de l'ACIMPS.
Comme les années précédentes, l’armée philippine nous
apporte son précieux concours en nous fournissant matériel, transport et main
d’œuvre.
Outre les
soins médicaux, les patients reçoivent des chapelets, scapulaires et images
pieuses.
Pour la cinquième année consécutive, une vingtaine de volontaires français se sont rendus aux Philippines pour apporter des soins aux corps mais également apporter des secours aux âmes de ce grand pays, le seul très majoritairement catholique d'ASIE. La mission se déroula dans la capitale, MANILLE, aux abords du Prieuré de la FSSPX.
Sous le Haut Patronage du District d'Asie de la FSSPX et de son Supérieur, Father Daniel COUTURE.
Direction médicale:
- Docteur Jean-Pierre DICKES, Président de l'ACIMPS
- Docteur Mary June VIRAY, Présidente de l'ACIM ASIA
" Ce fut de loin la meilleure des 5 missions avec un bon appui logistique et le soutien des autorités philippines, en particulier de l'armée", déclara le Docteur DICKES à son retour en France.
Ci-dessous les liens des reportages sur la MISSION RM V : (cliquer sur les "jours")
La Mission ROSA MYSTICA IV s'est déroulée du lundi 26 juilet au mercredi 4 août 2010.
37 volontaires français ont participé à cette mission qui s'est divisé en 3 parties :
1) la première sur SAMPALOC, autour de la Chapelle Sainte-Philiomène, comme en 2009;
2) la deuxième fut une mission volante autour de LEYTE;
3) la troisième fut une mission plus apostolique que médicale, autour de GENSAN, au sud des PHILIPPINES.
enfin une petite mission se rendit chez les PYGMEES AETAS pendant 2 jours.
Vous trouverez ci-dessous les différents liens vers les reportages des sites de DICI et de la PORTE LATINE (site officiel du district de France de la FSSPX) :
Les Philippines, un des pays les plus pauvres au monde, broyé par les cataclysmes et la guerre.
Cet ouvrage raconte les péripéties d'un groupe de volontaires français qui, depuis 2004, se sont joints à une mission permanente humanitaire montée par un prêtre missionnaire infatigable. Leur rôle est avant tout de soigner et de donner des vivres aux populations les plus pauvres. Mais aussi d'apporter la parole de Jésus-Christ. Leurs aventures les mèneront de leur dispensaire permanent au sud de Mindanao aux écoles de la province et dans les universités, de la jungle au palais de Sarangani, des bidonvilles de Manille au réduit montagneux des pygmées Aetas. Une très belle page de courage sera écrite par ceux et celles qui participeront au sauvetage des deux millions de sans-abris à la suite du typhon Ketsana qui fera plus de 700 morts. Une autre quand les Français se retrouveront seuls à soigner une province entière confrontée au terrorismes islamiste.
Tous ces volontaires, dans un océan de misères et de larmes, garderont dans leur coeur l'éternel sourire d'une population qui, dans l'épreuve, sait dire encore merci.
ACIM ASIA - Docteur Jean-Pierre DICKES, 2 route d'EQUIHEN 62360 Saint-Etienne au Mont
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tél. : 00 33 (0) 3 21 10 52 11
Vendu 20 € au profit de la mission humanitaire catholique ROSA MYSTICA
La situation se décante. Nous évoluons vers 40 volontaires. Un petit groupe resterait centré sur GenSan où est notre permanence. Le reste se regrouperait à Sampaloc. Une colonne serait envoyée vers les pygmées (deux jours de travail au maximum pour une équipe avec un médecin). Une autre vers le Nord (Baggio) où il y a eu les inondations et les glissements de terrain. C'est l'imprévu douloureux dans les plus beaux paysages du monde.
La mission Rosa Mystica de juillet et août 2009 aux Philippines.
Les photos ci-dessous... Les commentaires dans l'article suivant...
Vue du site derrière l’église
Devant l’église et la rue qui sépare la salle
d’enregistrement des salles de soin
Le long de l’église : les consultations des médecins
Les patients se bousculent pour l’enregistrement. Les
infirmières travaillent dans un brouhaha permanent
Préparation du terrain : en prévision de la pluie, il
faut couvrir la terre de graviers
Les trombes d’eau furent notre lot presque quotidien
Il faut creuser des canaux pour que l’eau puisse s’écouler.
Tous les soirs, récitation du chapelet en commun
Docteur Jean-Pierre Dickes : une médecine de campagne
mais avec des examens modernes
Docteur Gilbert Dichard en pleine auscultation
Docteur Elisabeth Phalen : venue des Etats-Unis, elle
participe à la mission pour la 2ème fois. Elle est assistée par
Susanna, Américaine d’origine Philippine qui lui sert d’interprète
tagalog-anglais
Docteur Kim, pédiatre Coréenne : elle a ausculté
plusieurs centaines d’enfants
Docteur June Viray, pédiatre Philippine, professeur de
pédiatrie à l’université de Iloilo, elle est la présidente d’ACIM Asia
Nos patients ont pu bénéficier de soins ophtalmiques
pendant une journée
L’armée philippine a fourni plusieurs dentistes. Dans un
premier temps, les soins ont lieu à l’extérieur ….
… jusqu’à ce que les éléments en décident autrement. La
chapelle est transformée en cabinet dentaire pendant la journée.
Notre pharmacie : des centaines de capsules et
cachets distribués chaque jour
L’équipe de pharmacie travaille jusque tard le soir. Le
dernier jour, elle finira éclairée uniquement par la lampe de soin
Pour terminer, une salle de soin pour les pansements,
injections et petites chirgurgies.
Ablation d’un kyste par le docteur Dickes
20 ans et seulement 17kg. Son fauteuil roulant : une
chaise en plastique attelée à 4 roues.
Lors d’une crise d’épilepsie, ce patient est tombé dans le
feu et a été grièvement brûlé. Bernardette lui fera ses pansements tous les
jours.
La petite Michèle souffre d’une méningoencéphalocèle.
L’enfant ne peut pas s’accroupir, il peine à marcher et à
monter des escaliers. Le verdict tombe : myopathie.
Une plaie non soignée qui s’est infectée
L’abbé Couture avec Sister Eva à Manille : la petite
Sœur des pauvres des Philippines. Nous la retrouverons chez les pygmées
Bénédiction de maison par l’abbé Marcille
Nourrir les pauvres : une des missions d’Acim Asia.
Ici, dans une garderie.
Bénédiction de maison rime aussi avec imposition de
scapulaires
Pendant la journée, les sœurs font le catéchisme aux
enfants et leur apprennent à prier
Cours de catéchisme
L’abbé Couture et l’abbé De Loÿe lors d’une conférence sur
le Saint Suaire, à l’université de Rizal.
Les étudiants se pressent pour garder une photo du Saint
Suaire
Yolli, sans qui la mission n’aurait pu avoir lieu
Le maire de Tanay vient remercier les équipes pour le
travail réalisé
Mercredi 29 juillet, 9h du matin : le défilé des malades
reprend pour la troisième journée consécutive. Nos médecins volontaires sont à
leur poste, prêts à accueillir toute la misère humaine et à la soigner de leur
mieux. Delphine amène au docteur Dickès un vieillard au teint livide : son mal
est vite décelé, puis confirmé par une radio : il a une tuberculose avancée, un
poumon ne respire plus, et le cœur a changé de place... Le pauvre homme est
condamné, on ne peut plus rien faire pour lui. Alors le médecin des corps passe
le relais au médecin des âmes, pour préparer le malheureux à la mort. C'est
cela l'esprit de la mission : soigner autant que possible ces gens qui ne
reverront peut-être jamais de médecin de leur vie, mais surtout ranimer en eux
la Foi catholique pour sauver leur âme.
Deux éléments sont à prendre en compte pour bien
comprendre notre démarche : l'état d'esprit des volontaires de cette mission,
et la qualité du rapport avec la population.
L'état d'esprit des volontaires
Il tient en deux mots : charité et enthousiasme.
Plusieurs parmi nous n'ont que trois semaines de vacances dans l'été, et ils
choisissent de les passer aux Philippines... Il fallait déjà en avoir l'idée...
Mais pire que cela : Ils viennent s'installer dans un village retranché, logent
dans des habitations insalubres, et soignent quelques trois mille malades en
six jours ! C'est la Charité chrétienne qui les anime, le souci de redonner
confiance aux plus démunis. Un des volontaires parlait de « donner un
moment de non-souffrance. » Ajoutons à cette charité une bonne dose d'enthousiasme,
pour prendre avec le sourire les petits désagréments qui peuvent survenir : les
pluies torrentielles, les pieds tout le temps trempés et sales, les
salles-de-bain qui n'en ont que le nom, les moustiques, etc... Nous sommes
sales au-dehors, mais curieusement, notre âme est comme lavée par tout cela :
dégagés du superflu qui nous semble indispensable en Europe, nous vivons pour
quelques jours plus proches de l'Essentiel, mus par des valeurs qui nous font
grandir.
Une autre qualité est indispensable, qui découle des
deux précédentes : c'est l'efficacité. Le nombre des patients augmente chaque
jour, mais pas celui des volontaires ! Nous avons chacun un rôle bien précis à
jouer, duquel dépend la santé de nos chers malades. Les consultations médicales
relèvent de la prouesse sportive ; c'est à qui enregistrera le plus de patients
par jour : Jean-Pierre est en tête avec le rythme de croisière de cent malades
quotidiens !
Pour conclure sur ce point, ajoutons que nous avons la
messe quotidienne, qui nous aide à garder l'esprit missionnaire. Monsieur
l'Abbé Couture en profite pour nous adresser quelques mots ; il nous insuffle
un peu de son zèle apostolique pour nous préparer à faire tout le bien possible
aux gens que nous côtoierons dans la journée. Nous gardons à l'esprit cette
phrase de Notre-Seigneur : « Ce que vous faites au plus petit d'entre les
miens, c'est à Moi que vous le faites. »
La qualité du rapport
avec la population
La plupart du temps, les Philippins qui viennent nous
trouver ont un seul objectif : recouvrer une bonne santé. Mais de notre côté,
l'objectif est triple :
·soigner les corps, bien entendu. La pauvreté et
la mauvaise hygiène les rendent plus vulnérables à toutes sortes de maladies.
·soigner les cœurs aussi : pour beaucoup, le
meilleur remède à leur mal est de voir que des Européens sont venus exprès pour
les soigner, pour leur redonner espoir. Les sourires et les
« salamat » qui pleuvent toute la journée disent bien leur
reconnaissance...
·soigner les âmes surtout. Ces gens abandonnés
ont perdu peu à peu la pratique religieuse, et ils ont besoin de redécouvrir
que Dieu veille sur eux. Ils comprennent que c'est en vertu de notre foi
catholique que nous sommes venus les aider.
Certains pourront rétorquer : « C'est bien beau
tout cela... Mais vous ne croyez pas qu'autour de nous, en France, il y a
autant de personnes en détresse dont il faudrait s'occuper? »
Bien entendu, répondrons-nous, mais nous trouvons chez
les Philippins une qualité de rapport qui n'existe pas en France :
contrairement à beaucoup de nos compatriotes aigris, revendicateurs, et
hargneux contre la religion, eux sont prêts à recevoir ce que nous leur
apportons, et ils en tirent profit. Ainsi, après s'être fait soigner dans la
journée, beaucoup ont assisté le soir à des cours de catéchisme, ont (ré)appris
à dire le chapelet, et sont venus à la messe les jours suivants.
Ils ont gardé des qualités naturelles que n'a pas encore
entachées le matérialisme occidental. C'est ce qui permet la profondeur de
notre relation avec eux : ils considèrent que nous leur apportons beaucoup,
certes, mais il s'agit d'un don réciproque, car eux nous donnent aussi de
bonnes leçons, à leur insu : leçon de patience et de persévérance ; nous
pensons à ceux qui ont attendu toute la journée avant de voir un médecin ou un
dentiste, ou encore à ces femmes qui ont fait dix kilomètres à pied pour nous
demander de venir soigner leur village... Leçon de serviabilité ; innombrables
sont ceux qui nous ont aidés avant, pendant et après la mission. Citons
Maria-Cris, venue voir Jean-Pierre pour se faire enlever une tumeur du sein et
qui passait sur le chemin pendant que nous le nettoyions, et qui est allée
exprès acheter des bouteilles d'eau pour désaltérer les petites Françaises.
Leçon de reconnaissance enfin, au vu du nombre de cadeaux que nous avons eus en
partant ; il s'agissait de cadeaux simples, sans valeur marchande, mais ils
venaient du cœur des Philippins et là était leur vraie richesse.
Une telle expérience ne peut laisser indifférent. Nous
en revenons tous profondément heureux, et bien décidés à repartir l'an prochain
! Amis lecteurs, s'il en est parmi vous qui sont conquis pas l'esprit de cette
mission, qu'ils n'hésitent pas à nous contacter, pour éventuellement nous
rejoindre l'été prochain !
Pour la troisième
année, l'Association Catholique des Infirmières et Médecins participait à
la mission humanitaire de sa petite sœur AcimAsia. Notre permanence se situe
dans le sud de Mindanao à General Santos aux Philippines. Une région où la
guerre avec les Moros n'a jamais cessé depuis la découverte de
l'archipel par Magellan. Les islamistes réclament la souveraineté sur la
totalité de cette île alors qu'ils n'y représentent guère plus que 20 % de la
population. La France serait bien inspirée de regarder ce qui se passe là-bas à
titre de leçon pour le futur.
Notre implantation à GenSan -comme on dit- est importante et fantastique
par le réseau de médecins qui y sont associés. Et comme par le passé nous
étions reçus au Capitole de la province, dans le palais du gouverneur, aidés par
la police, l'armée et le personnel municipal. Un organigramme était prêt. On y
trouvait pas moins de 120 volontaires de huit nations différentes. Les Français
au nombre de 21 en étaient la force de frappe. Puis patatras. Une véritable
psychose de la fièvre porcine est installée dans tout le pays. On la voit
écrite en grosses lettres au flanc des autobus. Sanction pour les
Européens : 12 jours de quarantaine à l'ombre des cocotiers, à contempler
les coraux les plus beaux du monde. Nous n'étions pas là pour ça. Et nous nous
apprêtions à faire des confettis avec nos billets d'avion. Recours : l'île
de Leyte où il y a apparemment la plus grosse concentration de
traditionnalistes du monde, n'est pas soumise à la quarantaine. Accord du
gouvernement central. Après des atermoiements, le gouverneur dit non :
notre présence risque de troubler la rentrée des bénéfices des médecins
établis. Bien sûr, nous travaillons gratuitement et nous assurons la totalité
des soins. Ainsi Il faut aller ailleurs. Yolly notre dévouée secrétaire
pense qu'il y a du travail à faire : un typhon vient de chasser des
milliers de villageois vivant au nord de Manille. Problème récurrent : les
routes sont détruites par les coulées de boues. Et accueillir un ensemble de
volontaires. Où ? Soigner ? Soigner comment ? Même les hélicos de
l'armée ne pourraient nous débloquer en raison du brouillard.
L'église en plein vent
Ce sera alors la solution la pire qui nous apparaîtra comme la meilleure à
l'avenir. La Fraternité Saint Pie X est en train de construire une église à
Sanpaloc à 60 kilomètres de Manille (trois heures de route). Yolly fait monter
en catastrophe des bâches autour du bâtiment dont le chœur est terminé,
mais qui reste en plein vent. Un chrétienté est rassemblée autour de son église.
La sacristie au niveau inférieur est aménagée en salle d'examen. Une pièce
conjointe du sous-sol servira de pharmacie. Les combles servent de dortoir aux
Philippins. Les Françaises sont regroupées dans une villa proche à six par
chambre. Les volontaires philippines sont entassées dans un trou à rat jouxtant
l'ancienne chapelle à deux pas. Les garçons s'entassent et dorment à même le
sol dans les combles de l'église en construction. Le traiteur qui apporte des
repas sommaires, comme tous les Philippins, se repose le samedi. Menu de ce
soir-là : cacahuètes. Quelques-uns d'entre nous, les privilégiés sont dans
un « resort » sorte de
pavillons un peu dispersés. Mais l'eau glacée des montagnes manque aux robinets
et à la douche qui coulent en filet. Les chiens de garde aboient sans raison et
réveillent ceux qui dorment. Une employée prévient que dans le bâtiment central
il y aura la fête, sorte de karaoké. « Doc,
vous n'auriez pas des fois un somnifère ! » Doc a tout prévu.
Nous allons vivre sous un déluge permanent de pluie : c'est en effet la
mousson. Sauf qu'il n'a pas plu autant depuis 28 ans. Les pluies qui ont suivi
un typhon, tombent par paquet. Vaille que vaille sous nos bâches nous
essayons de protéger nos patients et nous-mêmes. Nos trois prêtres se sont fait
une spécialité de creuser des tranchées pour drainer l'eau ; et ceci
malgré les deux tonnes de graviers qui ont été répandus pour éviter de patauger
dans la boue. Les chaussures sont devenues inutiles. Le plus simple est de se
mettre pieds nus dans des tongs.
La moitié des effectifs
Puis ce sera la souffrance des hommes. Faire vingt kilomètres à pied
sous un torrent de pluie, attendre sous une bâche durant cinq heures pour
quelques soins donnés en catastrophe. Ce sont nos patients. Nous ne sommes plus
que la moitié des effectifs prévus initialement. En effet les infirmières ou
élèves infirmières n'ont pas l'argent nécessaire pour venir en avion de notre
base à Général Santos. Péniblement ceux qui restent se mettent au travail. Mais
ce qui est appelé ici la registration a été parfaite. Dans cette région
la population est à 95% catholique. Mais que veut dire ce mot ?
L'attachement à une image sainte, un scapulaire, un chapelet. Le bilan sera de
500 impositions de scapulaires. 2000 chapelets bénis et distribués, des
centaines d'images saintes et de médailles miraculeuses. Des préparations au
mariage et au baptême. Un des prêtres français bénira 120 maisons.
Une équipe sera détachée à la demande du maire pour aider un village
d'enfants qui n'ont rien à manger. Ce sera notre deuxième implantation
permanente de l'ACIM dans ce pays. Elle se pérennisera si nos amis continuent
de nous donner un peu d'argent. Cinq euros permettent à un enfant de
survivre durant mois.
Nous avons effectué 3130 actes médicaux. Les médecins
ont travaillé de quatre à sept selon les jours. Les dentistes de un à cinq. Ce
sera aussi l'aide principale de l'armée : huit militaires viendront pour
pratiquer les extractions dentaires. Des liens d'amitiés se sont créés. Le
nombre des volontaires a oscillé entre 67 et 77. Rappelons que si nous avions
pu effectuer la mission au Capitole de Sarangani comme prévu nous aurions été
le double. Et pourtant nous avons battu notre propre record de personnes soignées. En 2008 qui était de
2780 patients mis en dossiers à Géneral Santos, Mindanao.
Nations
représentées à Rosa Mystica, toutes fonctions confondues et par ordre de
représentation. Philippines, France, Etats-Unis, Irlande, Singapour, Malaisie,
Indonésie, Canada.
Samedi 1er
août. Tant de monde encore à voir. Nous décidons de rester une journée de plus.
Elle sera la plus éprouvante. En effet une partie des volontaires sont
repartis. Les militaires ont regagné leur caserne. Il reste une dentiste
philippine, les deux médecins français. Jean-Pierre Dickès crèvera le
plafond du nombre des consultations en
voyant 129 personnes il a le conduit auditif en feu à force d'enlever et de
remettre son stéthoscope. Le déluge du ciel nous tombe sur la tête ce qui
permet de faire halte au feu après douze heures de travail. Nous n'avons même plus faim. Nous
pataugeons dans la boue. Trempés jusqu'aux os, nous nous débarrassons de nos
chaussures. Les médecins aux pieds nus. Les Philippins ne portent pas de
chaussures. Seulement ces sandales plastiques appelées tongs. Les chaussures
dans l'eau et la boue sont devenues bien inutiles.
Chez les pygmées
Un de nos objectifs était de nous
occuper des pygmées. Les atermoiements du gouverneur de l'île Leyte où ils sont nombreux, nous avait
obligés à y renoncer. Mais une tête de pont avait été lancée par l'abbé Couture
arrivé avec deux tonnes de riz, des boîtes de conserve et des tongs en fin
d'année dernière à 120 kilomètres au Nord Manille. Une sorte de petit reste
épargné par la catastrophe de l'éruption du Pinatubo en 1990. Sauvé in
extremis entre deux coulées de lave par des hélicoptères chinois.
Rejeté dans les vallées. Mendiants dans les villes. La moitié mourra de faim.
Une brave religieuse, sœur Eva, réussit l'exploit de les réimplanter et
s'est battue pour qu'ils aient un petit territoire. Ils n'ont que des serpents
et des singes à manger.
Nous sommes arrivés très
tard. En effet le chemin d'accès était transformé en ruisseau de boue. Nous
pataugeons à pieds nus pour rejoindre le village en gravissant une montagne
dans une véritable coulée de boue. Un carabao, sorte de buffle gris, animal
fétiche du pays, tire une sorte de traineau en bambou avec les médicaments et
500 kilos de riz. La religieuse s'acharne à sauver ce qu'il reste de cette communauté
traditionnelle devenue catholique. La moitié des villageois est malade.
Espérance de vie 28 ans. Il faut ensuite repartir. Nous promettons à sœur
Eva de revenir.
Le temps des larmes
Le dimanche après la
Messe, c'est la fin de la mission. Nous
verrons alors une chose inouïe. Les gens de la ruelle sont sur le pas de leur
porte pour nous dire adieu. Certains fondent en larmes. Et nous aussi, les
gorges se nouent. Les larmes montent aux yeux. La Grâce du don des larmes. Lundi,
c'est le retour à Manille. L'équipe commence à s'effilocher. Xavier ( 3ème
mission) part le premier. Le hasard nous fait noyer dans la foule qui rend un
dernier hommage à Corazon Aquino ; 250.000 personnes pour admirer un
personnage libéral qui notamment en ne maîtrisant pas la corruption avait
réussi l'exploit de faire passer son pays de la
deuxième position économique de tous les Etats Asiatiques après le
Japon, à la quatrième dernière. Un ami
de la Tradition nous reçoit dans une sorte de club de plongée. Le repos est de
deux jours. Un peu de natation. Dormir...Mais les coqs omniprésents ne savent pas
ce qu'est le sommeil des humains.
Mais nous n'avions pas
encore réalisé que le pire nous attendait. Nous ne nous étions pas aperçus que toute l'humilité de ces pauvres gens,
l'aide que nous leur avions apportée dans des circonstances difficiles avait
créé une unité fantastique entre nous. Avec nos prêtres, face à toutes ces
misères, et nos difficultés, nous étions devenus un seul corps, une seule âme
au contact de ces pauvres gens qui nous avaient donné tant de sourires, de salamat Un lien quasiment surnaturel. En nous
quittant, c'est cela qu'il faudra disloquer. Rosa Mystica. Une fleur dont les
pétales allaient se perdre, se disperser. Magali partait pour quatre mois à
General Santos afin d'aider Yolly notre vaillante secrétaire à la permanence
d'ACIM Asia. Chacun d'entre nous la serra dans les bras en pleurant. Pleurer de
notre séparation et pleurer de bonheur. Tous simplement parce que nous avions
tous implicitement compris que notre vie, après ce que nous avions vu, ne
serait plus jamais la même. (merci !).
Mais l'an prochain nous
serons tous là au même endroit. Ce sera la grâce de Rosa Mystica que nous avons
tant prié pour nous-mêmes et pour tous ces pauvres gens. Merci mon Dieu pour la
pluie, le bain de boue et le bain de Grâces.
A la suite de
nos différents appels nous recevons tous
les jours de l’argent pour soigner la petite Jane Paglianawan. Notre imprimeur
qui a imprimé gratuitement le tract qui vous a été envoyé avec les Cahiers Saint
Raphaël a versé une importante somme d’argent, tout admiratif qu’il est de ce
que nous faisons aux Philippines. L’élan de solidarité ne se dément pas. Un
simple don de 5 euros et un autre de 500 euros nous sont arrivés pliés dans de
petites feuilles de papier.
J’ai
personnellement insisté pour que cette enfant soit opérée rapidement......
Nous donnerons un
compte-rendu détaillé de la mission Rosa Mystica dans notre prochain numéro des Cahiers Saint Raphaël. Nous
nous contenterons de donner une sorte de résumé de notre action. Celle-ci s'est
déroulé dans le périmètre du Capitole de la province de Sarangani à Alabel. Les
locaux du palais du gouverneur avec ses chambres d'hôtes, le personnel du
gouvernorat, le secrétariat, la police ont été mis à notre disposition, ainsi
que le gymnase et les infrastructures du stade situé en cet
endroit. Tous les chiffres ci-après....
La prochaine mission Rosa Mystica aura lieu en juillet et août 2009. Vingt-deux membres de l'ACIM partent aux Philippines.
Deuxième édition de la
Mission Médicale Rosa Mystica : du 10 au 17 août 2008
Premier Jour
Le gouverneur de la province de Sarangani a apporté sa totale
implication pour cette mission se déroulant non loin de General Santos au sud
des Philippines. Il a permis à la
mission de s’établir au palais gouvernemental du Capitol, comportant de
nombreuses structures éducatives, historiques, sportives et culturelles qui se
sont développées dans la parfaite harmonie entre les groupes ethniques.
La mission rassemble une
importante équipe médicale de 26 médecins, 5 dentistes, 2 pharmaciennes
et environ 60 infirmières et infirmiers. Une centaine de volontaires
et l’armée assurent la logistique.
Derniers préparatifs avant l’arrivée des malades
2e jour:
Des centaines de malades dès l'ouverture
Déjà plus de 300 malades se sont pressés aux portes du
centre medical le premier jour et 360 le jour suivant.
Le deuxième jour débute dans la
joie d’une cérémonie officielle, grandiose et inhabituelle devant la foule des
employés de la province de Sarangani. Prière,
levée de drapeau, hymne national, et discours de bienvenue marquent ces
premiers moments de cette mission fondée sur l’amitié.
Hélas, la détresse succède à
ces courts instants. Les familles démunies n’avaient même pas les 30 centimes
d’euros necessaires pour repartir dans leurs villages de montagne.
Les nombreuses et diverses
affections sont décelées et soignées à temps mais le diagnostic est parfois trop tardif.
Les soins de l’âme ne sont
pas oubliés. Des centaines de
scapulaires sont bénis et distribués par les abbés Couture et Ghela aux très
nombreux fidèles.
1ere: L’abbé Daniel Couture
accueilli par le Vice Gouverneur de la province.
2e: La foule des employés : accueil et remerciement officiels
3e:
La Pologne, nouvelle venue dans la mission, avec le docteur pédiatre Elizbiete
Kowalska
3e jour:
Le monde entier se tourne
vers ACIM Asia
Grâce à l’ACIM les
Philippines ne sont plus oubliées du reste du monde.
Volontaires, équipes
médicales, médecins et religieux venus de tous les horizons rejoignent la
mission.
Ils sont Malais, Coréens,
Canadiens, Philippins, mais aussi Français, Polonais ou encore Neo-Zélandais ou
Américains.
Tous n’ont qu’un seul but :
soigner! Soigner les plaies pour les uns, soigner les âmes pour les autres.
Pendant plus de dix heures,
dentistes (ils étaient 14 ce jour), pédiâtres, généralistes, pharmaciens et
infirmières ont pansé les plaies, arraché les dents gâtées. Les jeunes
Béthaniennes catéchisaient, les prêtres bénissaient, confessaient, célébraient…
Plus de 500 malades ce 3e jour. Grâce au réseau médical mis en place par l’ACIM, les malades les plus gravement
atteints sont dirigés vers les spécialistes locaux qui les prennent en charge
gratuitement.
La pérennité des soins est
assurée.
3e jour 1 : 14 dentistes oeuvrent sans discontinuer
3e jour
2 : Tous se refugient sous la protection de Notre Dame du Mont Carmel
3e jour 3
: Quelle angoisse dans les yeux de cette maman qui, comme tant d’autres, voit
le médecin pour la première fois.
3e
jour 4 : Combien de mois sans soins avant d’arriver à ce stade?
4e jour
Mission ACIM ASIA : S'il n'y avait eu que sept plaies.
La présence de la mission médicale est maintenant connue de tout le sud
du Mindanao et des cas de plus en plus graves convergent vers les
médecins et infirmiers volontaires.
On y voit des doigts déchiquetés, des yeux crevés, des plaies béantes,
mais on découvre également tant d'espoir et de confiance dans les
regards qui se tendent vers les soignants.
Ici, une large plaie est restée ouverte depuis février. Faute de moyens, elle fut traitée avec du charbon de bois.
Là, un pantalon se relève, révélant un molet noirci par la gangrène.
Là encore, un jeune enfant au regard si doux, sourit à travers un bec-de-lièvre béant.
Personne ne pleure, personne ne se plaint, seul un bref geignement
s'échappe parfois sous la douleur d'une pince ou d'un bistouri.. et
chacun remercie.
Dehors, la file s'allonge, patiente, toujours souriante.
60 infirmières philippines l'accueillent, la rassurent, l'orientent.
Les médecins soignent, la pharmacie grouille, les médicaments fondent et manquent.
Le soir tombe, il faut préparer demain.
4e jour 1 : Un sourire si doux qui transperse le coeur.
4e jour 2 : Un accident dans la forêt : la mission a peut-être sauvé sa main.
4e jour 3 : Que de pleurs et de douleurs pour un innocent.
4e jour 4 : Quelques instants de douceur: la vérité révélée, un baume pour les âmes.
2000 malades en quatre jours :
Une immense vague de miséricorde…
Ils sont 4, 6 et parfois plus, entassés dans ces minuscules tricycles qui arrivent de partout.
Certains malades ont quitté leur trop lointain village depuis quatre heures ce matin.
Il y a des jeunes, des vieux parfois soutenus, des enfants, beaucoup
d’enfants… Tous n’ont qu’un seul but, un seul désir : obtenir ce
précieux sachet de médicaments gratuits qui changera leur vie.
Mais que d’attente avant de toucher ce rêve!
Les accidents et les maladies du monde semblent d’être donnés rendez-vous sous ce chaud et humide soleil d’août.
Il est huit heures. Un Good Morning, Maayong buntag! s’enfle et ouvre
la foule: l’équipe médicale arrive. Les sourires répondent aux
sourires. La journée de soins commence, elle sera longue.
La tumeur faciale d’un nourisson interrompt un instant les consulations
et regroupe les médecins autour de ce petit être si chétif au visage
torturé.
Un volontaire emmènera le bambin et sa famille à l’hôpital… Et les examens reprennent… sans trève.
Ils seront 630 à bénéficier de consultations en ce seul jour. Ils étaient 500 hier, 400 le jour précédent.
Dans l’école voisine, l’abbé Daniel Couture racconte l’histoire du
Saint Suaire. 250 regards se tendent vers la réplique grandeur nature
déployée sur l’estrade. Les questions surprenantes et pertinentes
fusent… Ils sont saisis. Nombre d’entre eux ont grapillé l’argent de
leur repas pour acheter la carte postale tant désirée du Linceul.
L’afflux des malades et des fidèles est en progression constante.
En quatre jours le nombre des actes médicaux et religieux a déjà dépassé l’ensemble de la mission précédente.
Que nous réserve demain?
5e jour
5e jour 1 : Il est 8 heures, la file se forme
5e jour 2 : Que de problèmes pour peser ce jeune enfant…
5e jour 3 : Du matin au soir, le gymnase ne désemplit pas.
5e jour 4 : 3000 prescriptions plus tard, les pharmaciennes sont épuisées, les médicaments manquent
5e jour 5 : Sans être Thomas, on veut toucher ces plaies mystérieuses
6e jour:
Une finale grandiose pour ACIM et la Tradition!
De bouche à oreilles, la nouvelle passait de village en village de montagne.
La vague devint un raz-de-marée quasiment incontrôlable malgré l'aide
débonnaire de cinq policiers tentant en vain d'empêcher les praticiens
d'être noyés à la fois par les malades eux-mêmes et étourdis par le
vacarme qui émanait d'une foule compacte. Les menaces constantes
d'arrêter les soins lancées en plusieurs langues au micro furent peine
perdues.
Il y eut ce jour-là près de 1000 consultations. Chaque praticien ne pouvant donner plus de deux à trois minutes par patients.
6e jour 1 : L'un des huit baptêmes donnés pendant la mission
6e jour 2 : Une des files d'attente des adultes..
6e jour 3 : La file d'attente chez les pédiâtres
6e jour 4: Le responsable de la Police, le Capitaine Ibañez, rend hommage officiellement à l'équipe médicale catholique.
Il fallait en finir. Le gouverneur décida d'arrêter les soins à 19h30
alors que le jour tombait. Nous étions fourbus, mais plus heureux
encore d'avoir pu aider les plus pauvres. Il est bon de savoir que la
plupart de nos patients voyaient un médecin pour la première fois de
leur vie.
ACIM ASIA assure la continuité des soins médicaux. Mabuhay! À la prochaine!
Bienvenue aux volontaires pour 2009 !
Nota bene: Concernant les chiffres communiqués, il faut préciser ceci:
1) Plusieurs malades ont eus plus d'une consultations, parfois meme jusqu'a 5. Or, on n'en comptait qu'une par malade.
2) Plusieurs dentistes envoyerent des patients chez les généralistes en cas de doute. Cela ne fut pas enregistré.
3) Plusieurs policiers, infirmiers, volontaires se firent traiter sans que cela fut enregistré.
Voici une conclusion (provisoire) du Docteur Dickès:
"Quand on a soigné les gens dans leur plus
extrême détresse, on a changé leur regard. On a pu aussi changer leur
visage. Mais aussi changer les âmes.
Notre équipe de 12 Français a été dans la peine. Ce seront 2656
dossiers en archive. Plus de 3000 consultations. Merci aux douze
volunteers (bénévoles) qui sont venus de France. Merci au gouverneur de
la province de Sarangani qui nous a mis à notre disposition ses locaux
y compris ceux de son palais, de son personnel, de sa police, de ses
relations et toutes celles de ACIM Asia. Merci à toutes les élèves
infirmières et leurs monitrices qui sont venues nous aider. Merci aux
gens qui nous ont accueillis. A l'abbé Daniel Couture dont la soutane
sert de passeport quasi universel dans le monde asiatique.
A tous nos amis catholiques nous lançons un immense cri qui est celui du Magnificat. Psaume d'exultation et de joie.
Nous vous donnerons des détails sur cette mission extraordinaire dans trois semaines.
Nous reviendrons. Cette mission n'a pu subsister que grâce à vos dons. Merci de continuer à nous aider.
In Christo."