La presse en parle
La Mission Rosa Mystica aux Philippines |
L'ACIM
a assuré l'encadrement médical du Pèlerinage de Pentecôte de Chartres à Montmartre |
Inscrivez-vous pour recevoir les communiqués de l'ACIM :
| La Mission Rosa Mystica aux Philippines |
|
|
|
| Activités de l'ACIM | |
| 24-08-2007 | |
|
Rosa Mystica - Epuisant, mais exaltant (reportage photos ci-dessous) L’amour ne dit jamais : c’est assez (Imitation de la TSVM) Ce qui a été fait à General Santos, nom de la ville du sud de Mindanao la principale île des Philippines, menacée par le terrorisme, apparaît comme un événement sans pareil au sein de la Tradition. Mais aussi pour les Philippins eux-mêmes. La mission médicale d’Acim Asia nommé Rosa Mystica a fait l’objet de deux reportages à la télévision nationale. Le premier expliquant le sens médical de la mission et la raison de l’existence de Acim Asia. Le second se situant plus largement dans le domaine des bienfaits spirituels passant par les œuvres de miséricorde. Pourquoi ces reportages dans un pays sur lequel la chape de la pensée unique et clonée n’a pas encore recouvert les énergies ? Rosa Mystica a surpris par son ampleur dans un pays d’une pauvreté extrême et où ce genre d’opération est souvent très limité à quelques volontaires (volunteers) comme d’ailleurs nous l’étions tous. Ce type de missions est appelé d’ailleurs ici du nom de charity. La mission Acim avait commencé il y a 3 ans. Elle avait pour but essentiel de réveiller le sens critique des étudiants en médecine et en infirmerie face aux perspectives futures de la bioéthique. Ce qui m’a valu une série de conférences à un rythme endiablé -si on peut dire - dans les universités de Mindanao, la plus grande des îles de l’Archipel philippin. La semence qui avait été déposée à ce moment-là semblait ne pouvoir germer que lentement. Le site Internet piétinait. Et puis c’est un jour la moisson. Le but premier était de créer un groupe solide Acim Asia. C’est aujourd’hui fait. Nous avons une permanence à Dos Santos, une ville de 500.000 habitants du sud de Mindanao, la grande île. Elle est dans des locaux fonctionnels très bien équipés. Une infirmière remarquable, sorte de religieuse dans le monde, Mam Yolly comme on dit ici avec respect, anime l’association par sa volonté de fer et celle de bien faire pour la Royauté du Christ sur terre. Il découle de cette réalisation la nécessité de travailler le terrain qui ici est fécond, pour expliquer que, dans le cadre des professions de santé, il fallait désormais apprendre à défendre la foi, sa foi. La permanence est là pour aider et diffuser des documents. Ici ce n’est pas du temps perdu : il y a dans la ville quatre écoles d’infirmières avec lesquelles nous sommes en amitié. Le second objectif est donc de donner des informations massives sur les questions de bioéthiques aux milliers d’infirmières destinées à partir dans le monde entier. Elles risquent de perdre leur foi en entrant dans les compromissions qui mènent directement à la culture de mort. L’essentiel ayant été expliqué avec force dans le cadre d’un rassemblement au Gymnasium de la ville le dernier jour de la mission médicale. Troisième objectif : créer des liens avec les autorités et la population. Voilà qui s’est fait sans heurts et dans le cadre d’une camaraderie, d’une amitié irréelle, très franche ; elle nous a fait aimer non seulement les malades mais aussi les soldats qui nous protégeaient et les 200 personnes qui se sont trouvées directement et physiquement impliquées dans l’organisation de Rosa Mystica. La palme revenant aux 150 élèves infirmièr(e)s qui nous ont aidés par-delà même leurs convictions religieuses. Quatrième objectif, soigner les malades comme Jésus l’avait fait. Ce sont les œuvres de miséricorde. Soins, mises en dossiers. Ces malades seront suivies ensuite. Sans parler des extractions dentaires, soins d’hygiène et de catéchisation. Ces derniers étant assurés par nos abbés. Cinquième objectif : créer un mouvement de sympathie parmi la population en faveur de la Tradition. Ceci n’a pas posé le moindre problème à quiconque. Dans ce cadre, encourager notre spiritualité personnelle, au travers la connaissance de la vie des plus pauvres d’entre les pauvres. Sixième objectif. Ce que faisant, inviter ceux qui le voulaient à fréquenter les lieux de Tradition pour y avoir la messe traditionnelle. Plusieurs chapelles ont été inaugurées dans la région, desservies une fois par mois. Deo gratias : les deux derniers jours où nous étions à la lisière de la ville dans une forêt luxuriante de bananiers et de cocotiers, nous apprenions que la vente du terrain sur lequel nous étions était finalisée. Il s’agit d’un don qui permettra de bâtir une église. Sauf si entre-temps, nous n’avons pas récupéré un orphelinat qui serait à vendre. Septième objectif. Reprendre contact avec notre ami le Dr Francisco Woo qui a monté une chapelle de Tradition à Yaganga plus au Nord. C’était un des objectifs de notre première mission il y a quatre ans. Cette chapelle existe désormais depuis deux ans. Le Doc est venu nous rejoindre. Huitième objectif : associer le plus possible de gens à notre action pour nous faire connaître. Les faire venir à la mission. De toute une partie de la ville travaillera gratuitement pour Rosa Mystica. Plusieurs jeunes et des médecins, notamment américains, se sont mis à notre service en sus de ceux qui y contribuaient auparavant. facto Le neuvième objectif est d’aider l’abbé Couture dans son travail d’apostolat et de mission religieuse dans le cadre de la Tradition. Tout simplement en dynamisant son entreprise. Dixième objectif : entretenir un site Web crédible qui arrosera toute l’Asie puis tout le monde anglophone. Il aura pour but de promouvoir la culture de la vie dans le monde anglophone. Une sorte de mondialisation de la Tradition. Ce sera désormais possible par notre permanente. Avec l’aide de Dieu, tous ces objectifs ont été atteints hormis le dernier qui le sera l’an prochain.Notre succès est donc total. Reste, bien sûr, à mettre l’avenir de la mission aux mains de Rosa Mystica, notre mère à tous. Sinon, nous aurions ramé sur le sable. Entre les mains de Dieu, la mission médicale Rosa Mystica s’est trouvée dirigée de facto par les Français. Responsabilité morale. Responsabilité professionnelle. En partie aussi impliquée dans l’organisation elle-même. 23 médecins sont venus aider directement la mission. Dix autres, exercant dans la ville ont accepté de relayer la mission à titre gracieux dans un pays où la Sécurité Sociale n’existe pas. En pratique, Acim Asia a assuré plus de 2000 consultations médicales sous dossiers. Les dentistes ont extrait des centaines de dents. Il faudrait mentionner la dizaine d’organisations qui sont venues aider pour construire de véritables villages de soins. Bien sûr tout n’a pas été rose. Le jour du forum finalisant la mission, la directrice de l’école d’Infirmières N.D. de Fatima, à 100 mètres à la fois de la permanence et de la chapelle et du gymnasium qui nous recevait, avait organisé des épreuves bénéficiant d’un bonus ; ceci afin de détourner les élèves infirmières de la mission. Avec courage, certaines sont venues. Mais la Municipalité ne s’y est pas laissée convaincre ; elle a reçu Rosa Mystica de manière très officielle en mairie (avec repas). Le Maire, l’Honorable Predro Archaron lui-même ayant fait une introduction remarquée lors du forum qui a regroupé en fin de mission près de 1.000 participants. Il a terminé en disant que nous devions faire la volonté de Dieu. « Je prierai continuellement pour que l’association soit bénie par Dieu afin qu’elle croisse et prospère afin que plus de gens puissent être aidés. (I shall continually pray that the association will be divinely blessed in order for it to grow and prosper so that more poeple will be helped). Désormais, un groupe de sept infirmières et un médecin, après le divin Sacrifice de la Messe se trouvent impliqués dans la Tradition. Et ceci avec nos amis dont la machine à imprimerie tourne toute la journée pour s’opposer à la culture de mort. 150 élèves infirmières prendront le relais. Nous avons prêché la bonne parole à des milliers de personnes. Après tout, une âme en vaut une autre. La générosité de ce peuple, dans une détresse absolue est exemplaire. Et tous ces gens qui sont venus savent bien que nous avons travaillé pour leur survie, mais aussi pour la survie de leur âme. C’est un langage que ces pauvres gens qui ont beaucoup à nous apprendre par leur joie de vivre en Dieu comprennent encore. Pour combien de temps ? Le succès de Rosa Mystica, par-delà les amitiés crées, par-delà nos difficiles conditions de vie, nous oblige à nous poser une simple question. Un café noir au Quartier Latin permet à un Philippin qui est dans la rue de survivre pendant un mois. Y penserons-nous quand nous boirons notre verre de Beaujolais nouveau ? Si oui, nous verserons une larme de crocodile. Mais ce peuple hospitalier, aimable toujours souriant n’attend que nous. Nous devons l’aider. Nous nous sommes trouvés devant des situations effarantes de gens qui se mouraient faute d’argent pour se soigner. Nous avons été là pour donner la consolation des hommes. Et nos prêtres étaient là pour donner la consolation de Dieu. Quelle merveilleuse symbiose ! Saint Luc raconte qu’un jour Jésus guérit dix lépreux (chap.17). Or un seul d’entre eux vient le remercier. Il s’agit d’un Samaritain. Les Samaritains sont considérés comme des étrangers méprisables. Notre mission a voulu porter le message de Jésus. Mais par nos actions dans nos professions, nous devrions en permanence guérir les corps et les âmes. Mais qui a su nous dire merci ? Ce sont les plus pauvres d’entre les pauvres. Et Jésus s’adressant au Samaritain lui dit : « Ta foi t’a sauvée ». Ces gens si simples, si généreux, si souriants et hospitaliers nous ont accueillis comme ils accueillent la parole de Dieu. Reste à savoir si apporter santé et richesse à des populations très pauvres, ne risque pas conjointement de leur faire perdre leur âme. Il y a là un immense potentiel militant et spirituel qu’il faudra avant tout préserver. Mais aider à préserver. Nul doute qu’en aidant à préserver la foi de toutes ces petites gens, nous avons préservé la nôtre. Le pape nous encourageait lui-même dans une déclaration faite à Salzbourg le 10 septembre dernier : « Vous, bénévoles, n’êtes pas des « bouche-trou » du réseau social, mais des personnes qui contribuent au visage humain et chrétien de notre société ». Certes, une mission médicale dans les pays du Tiers Monde n’est pas une anticipation des vacances aux Canaries ou en Corse. Ce n’est pas une sinécure entre cocotiers, palmiers ou baobabs. Il faut travailler dur dans des conditions difficiles. Mais la gentillesse de tous ceux que nous avons rencontrés, la qualité de leur sourire, leur prévenance, l’affection, le respect et la confiance qu’ils nous témoignent, tout cela nous fait tout oublier. La chaleur, la poussière, les moustiques, les trajets sans fin en avion. Essayer alors d’apporter apporter un peu de piété au sens humain et divin fait tout oublier. Pietas. Nous ne pouvons pas oublier tous ces gens souriants qui nous ont donné tant de Bonheur. Nous ne pouvons pas les laisser tomber. Quoiqu’il en coûte nous reviendrons. Simplement pour les remercier de ce qu’ils nous ont apporté.
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
|
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Site de l'Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé