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| 02-08-2007 | |
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Beaucoup de braves gens, parce qu’il
y avait dans son entourage des personnalités comme Xavier Darcos, ont donné
leur voix à Nicolas Sarkozy. Le triste film roumain primé au festival de Cannes
qui décrit avec complaisance l’avortement – même avec le trompeur
prétexte de dénoncer la dictature du sanglant Céaucescu en Roumanie - va être
imposé par l’Education Nationale à tous les enfants des écoles. Mr Darcos
qui était opposé à cette grave insulte à l’autorité des parents et à la
liberté des enfants n’a pas démissionné… C’est toute l’ambiguité
du « sarkozysme » !
L’association « Laissez les
Vivre » fait connaître une voix roumaine pour protester contre cette
imposture, l’ACIM s’associe pleinement à cette protestation, en voici
le texte à connaître et à faire connaître. PJ
Le Courrier de Laissez-les-Vivre – SOS Futures Mères n° 149 juillet 2007 Monsieur le Président de la République, Née à Bucarest, abandonnée à la naissance par ma jeune mère étudiante, adoptée par des Français comme des milliers de compatriotes, je ne peux qu’exprimer ma profonde gratitude envers le plus beau pays du monde qui m’a si bien accueillie depuis vingt-neuf ans. Toutefois, depuis plusieurs semaines, je ressens un malaise profond : déjà, au mois de juin 2007, la palme d’or du festival de Cannes délivrée au film de Christian Mungiu « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » m’a percé le coeur. En effet, comme des millions de bébés roumains, je ne dois ma survie qu’à l’absence de loi d’avortement jusqu’à la fin de l’ère Ceaucescu : ma vie, comme celle de tant de mes frères et soeurs de sang ne valait-t’elle donc rien pour qu’un jury cinématographique international n’en vienne à porter au pinacle un film dont l’objet même est de déplorer la nonextermination de masse de mon peuple. Nous autres, minorités d’Europe centrale n’avons-nous pas assez souffert du national-socialisme qui avait, immédiatement après le peuple juif, affublé le peuple rom de sous-race pour mieux en justifier l’extermination. Mais non, cette offense à tous les miens, exterminés ou survivants, cela n’était pas encore assez ! Il aura fallu que les doctrinaires de « l’Education » fassent de ce film abject le « Lauréat du prix de l’Education nationale » pour mieux imposer son « potentiel pédagogique » de culture de mort. La France n’aurait-elle pas autre chose à offrir à ses jeunes générations que cela ? Comment espérez-vous réduire la violence et la délinquance en faisant la promotion auprès des adolescents de la violence absolue que constitue, pour la mère comme pour l’enfant, l’avortement ? Et, ce, alors même que « le film est apparu d’une dureté terrible » au cabinet du ministre qui estimait nécessaire « le principe de précaution pour préserver le public fragile ». Votre ministre lui-même, M. Darcos, l’avait jugé « choquant, trop dur et trop sombre, inapproprié, surtout pour un public de collégiens ». Pour la première fois depuis mon accueil en France, je me sens humiliée, souillée et avilie. Vous-même né dans un pays voisin du mien, qui a tout autant souffert de la barbarie humaine, notamment au XXe siècle, je suis certaine que vous êtes en mesure de comprendre mon émotion. Un homme d’Etat tel que vous peut-il être satisfait qu’à deux heures de vol de Paris trois bébés sur quatre (environ 150 000 par an) soient actuellement conduits au crématoire avant la naissance et qu’ainsi mon peuple soit menacé de disparition totale dans à peine deux générations ? C’est la raison pour laquelle, Monsieur le Président de la République, je vous implore respectueusement d’intervenir directement pour faire cesser ce scandale : vous en avez le pouvoir et vous en avez la force, vous en aurez le courage et vous en aurez la volonté. Dans cette attente, je vous prie de bien vouloir accepter, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération. Cristina G., 30 ans |
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