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| 01-11-2006 | |
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Rappelons que les cellules souches permettent de régénérer les tissus altérés des organismes. Celles qui sont issues de la moelle osseuse, du sang du cordon, des muscles, se révèlent extraordinairement efficaces dans la régénération par exemple du cœur ou des os. Elles sont dites « adultes » (Stem Cells). Une trentaine d’applications sont déjà opérationnelles. Les dernières étant la protection de la peau lors des radiothérapies, ce qui permet d’irradier de manière plus intense les tumeurs cancéreuses sans brûler les tissus avoisinants et la peau ; et aussi la création d’un foie miniature. Parallèlement des biologistes ou des médecins estiment plus commode de prélever ces cellules souches sur les embryons (Embryonnic Stem Cells). Ils espèrent en tirer un meilleur parti, profitant de leurs facultés de reproduction et leur possibilité théorique de s’orienter vers tous les tissus. Ce qui a effet de tuer les embryons, mais aussi donne la possibilité de créer des lignées cellulaires devant servir à la thérapeutique. L’enjeu principal étant la création de gamètes (spermatozoïdes et ovules). Ces recherches sont autorisées sur les « embryons privés de projet parental », c’est-à-dire abandonnées par leurs parents. L’usage des cellules souches embryonnaires (ESC) à des fins thérapeutiques vient de connaître un très important revers. Lequel était déjà prévisible. Des biologistes de l’université de Cornell à New York, en greffant des cellules souches embryonnaires dans le cerveau de rats parkinsoniens, ont vu l’état de ceux-ci s’améliorer de manière très importante. Mais à l’autopsie, on s’est rendu compte que s’étaient développées des cellules inconnues tendant à évoluer en cancers ; elles-mêmes commençant à dévorer les zones de régénération (revue Nature Médecine du 16 octobre 2006). L’échec est donc total. L’embryon n’a probablement aucun intérêt thérapeutique. Alors, pourquoi en France y a-t-il un mouvement massif d’autorités médicales et politiques visant à autoriser la création d’embryons par clonage (transfert d’un noyau d’une cellule quelconque dans un ovule) ? Pourquoi y a-t-il deux propositions de loi allant dans ce sens. Le Dr Peschanski qui dirige le conseil scientifique de l’Association de la lutte contre la myopathie (Téléthon) a même menacé de pénétrer en force dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pour obliger les députés à voter une loi permettant de créer des embryons qui pratiquement ne servent à rien. La réponse est simple. Il s’agit tout simplement d’orienter ces clonages à des fins dites « reproductrices ». C’est-à-dire de développer des êtres humains à partir des cellules souches de ces embryons, notamment en créant des ovules et des spermatozoïdes – ce qui a été réalisé depuis déjà plusieurs années - dont les médecins se serviront pour la fécondation in vitro (FIV). Ce sera l’homme artificiel de demain. On objectera que les recommandations de l’ONU ainsi que la loi française proscrivent le clonage reproductif. Sauf que ni l’une ni l’autre ne prévoient de sanctions ce qui les rend inopérantes. De plus celles-ci ne concernent que les adultes. Les embryons et les fœtus peuvent être clonés. Ce qui est le comble. Car la médecine au nom du progrès tuera des embryons pour en créer d’autres. Ceci semble une absurdité totale. Or dans l’esprit de ceux qui manœuvrent il s’agit simplement de créer une homme artificiel, sans père ni mère, selon les termes de Jacques Attali dans L’Express du 2 janvier 2003. En devenant ainsi peu à peu des objets comme les autres, les êtres humains deviendront, pour ceux qui les achèteront (car ils se vendront), des objets de consommation, abandonnés dès qu'un modèle nouveau viendra exciter leur désir. L'humanité aura alors achevé son cycle : en se concentrant sur ses plaisirs immédiats, en renonçant à toute responsabilité à l'égard de l'avenir, elle aura perdu sa raison d'être. » Sa raison d’être… Fiction ? Aujourd’hui même le professeur Frydman demande déjà que l’on puisse louer le ventre des mères porteuses, vendre et acheter des spermatozoïdes (.Le Monde du 02.11.2006).Demain ce sera des embryons, c’est-à-dire d’êtres humains. |
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