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Bourreaux : on embauche Inscrivez-vous pour recevoir les communiqués de l'ACIM :
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| La presse en parle - Communiqués de l'ACIM | |
| 18-03-2002 | |
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La nouvelle loi dite Aubry portant l'avortement de 10 à 12 semaines apparaît pour un certain nombre d'associations gravitant autour Mouvement français pour le planning familial (MFPF) comme "une avancée considérable". Qui dit avancée suppose bien sûr un mouvement d'ensemble dont celle-ci n'est qu'un des épisodes. Il y a longtemps que ce type de mouvement n'a plus pour but de rendre service à l'Humanité ; l'objectif est idéologique pur. Il s'agit bel est bien de tuer pour tuer ; comme l'ont fait tous les idéologues de Robespierre à Pol Pot, de Staline à Goebbels. Une sorte de spirale de l'entraînement au meurtre assez bien caractérisée par le fameux arrêt Perruche qui faisait aux médecins un devoir de tuer in utero l'enfant considéré à tort ou à raison comme mal venu. Et ce, même si les techniques de détection des malformations ne sont fiables que dans 61 % des cas (chiffres donné par le "pape" de l'échographie le Dr Bessis). Or votée en juillet dernier, l'"avancée considérable" se concrétise bien mal. Exception faite du département du Nord où tous les avortoirs appliquent la loi, la situation est inverse dans la plupart des départements. À titre d'exemple : l'ensemble géographique Loire, Haute-Loire, Cantal, Aveyron, Vaucluse où aucune prise en charge de ces avortements tardifs n'est effectuée (les chiffres des deux départements intermédiaires à savoir Lozère et Ardèche n'est pas connu). Disons que la loi n'est pas ou très peu appliquée dans le quart sud-est de la France. L'explication donnée par les associations visant à augmenter le nombre des avortements est la suivante. Ce sont les résistances morales ou psychologiques "qui substituent la tolérance du médecin à la décision de la femme qui veut interrompre sa grossesse". Cette phrase anodine veut tout simplement dire que les médecins avorteurs ont des états d'âme et se trouvent très mal à l'aise dans leur rôle de bourreau. Solution : il faut les payer plus chers et "revaloriser l'acte médical", si tant est qu'il est possible d'utiliser le terme médical à ce propos. En effet, nous ne sommes plus à l'époque claire et joyeuse de la période qui a suivi la loi Veil et où l'avortement faisait recette. N'importe qui dans sa région peut demander qui fait les avortements à l'hôpital le plus proche. Il aura bien du mal à le savoir. En effet, les chefs de service confient les basses oeuvres à n'importe quel interne, médecins étrangers ne pouvant valider leur diplôme, voire même à des étudiants. De plus en plus les médecins avorteurs trouvent ce travail répugnant. La plupart du temps, ils sont en marge sinon rejetés par la société médicale de leur région. Considérés comme infréquentables, ils sont aussi rongés par les scrupules et aussi les difficultés techniques de l'acte. La loi Veil avait défini des limites correspondant à la résistance du squelette foetal à une pompe aspirante. Cette fois-ci, il faut dilater, écraser, extraire. Acte terriblement difficile. Tel avorteur me faisait une terrifiante confidence qui en dit long sur ce sujet : "depuis la nouvelle loi, je n'arrive plus à manger de cuisses de grenouilles". On est pris alors de nausée. Voilà la raison pour laquelle on embauche. Il n'y a plus assez de bourreaux. On ne trouve même plus de vacataires. Et il faut bien faire respecter la loi. "La loi c'est la loi, mais au niveau des tripes, c'est difficile" a déclaré un médecin de l'Hôtel-Dieu au quotidien Libération. Au niveau des tripes de l'enfant, c'est encore plus difficile. Dr. J.P. Dickès |
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