JP. Dickès, Président

Flash info

Pèlerinage de Pentecôte

de Chartres à Montmartre

les 10, 11 et 12 mai 2008

Avec l'ACIM

Assurez

l'encadrement médical 

 

A votre avis

Saint Raphaël est
 

Syndication

Liste de diffusion

Inscrivez-vous pour recevoir les communiqués de l'ACIM :






UBU-Lois Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Communiqués de l'ACIM - Communiqués de l'ACIM
06-09-2002

Une des enfants chéries des ex-gouvernements socialistes, une dénommée Noëlle Lenoir avait été propulsée en 1991 par ses amis politiques (en l'occurrence Rocard), présidente du "Comité international de la bioéthique de l¹UNESCO", puis du "Comité européen de l¹éthique des sciences" (l'équivalent sur le plan européen de notre comité d'éthique. Dans ce cadre on lui doit une déclaration qui mérite de figurer dans les annales de l'Humanité. Déclaration faite en janvier 1998 au journal allemand Focus et rapportée par les Editions du Conseil de l'Europe (Le Clonage . p. 138 mai 2002) : "ce sont les Etats-nations qui déterminent quand la vie humaine commence". Elle aurait pu proclamer aussi qu'il appartenait aux états de déterminer quand le jour commençait, le commencement du lever du soleil, ou l'heure des marées. Une telle déclaration ubuesque n'a pas empêché Noëlle Lenoir de se retrouver "Ministre des affaires étrangères européennes" dans l'actuel gouvernement Raffarin ; et ce, au grand dam de ses ex-amis socialistes qui ont pu vérifier cette vieille constatation selon laquelle on n'est jamais trahi que par les siens.

Mais cette déclaration est trop grave pour que l'on se contente d'en rire. Elle souligne les incohérences existant entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire dans toute l'Europe en général et en France en particulier. Lesquels passent leur temps à infirmer leurs décisions réciproques sans que cela ne semble gêner quiconque. Un de nos précédents communiqués mentionnait la position prise par la Cour de cassation dans trois affaires (aff; Grosmangin, Boccara et Potonet). Dans les trois cas, il s'agissait d'enfants qui avaient été tués par erreur ou accident dans le sein de leur mère. Et dans ces trois cas la (basse) Cour avait considéré que ces enfants étaient des "non-êtres" et que la mère n'avait pas à être indemnisée de leur perte.

Or une information nous tombe aujourd'hui 4 septembre : elle réjouira tous les défenseurs de la vie et tous ceux qui approchent les souffrances des mères qui perdent leur enfant en leur sein ; et ceci (et même surtout) à la suite d'un avortement provoqué. Souffrances que notre expérience professionnelle d'accoucheur nous a permis d'approcher. Il est désormais possible de faire inscrire sur le livret de famille tout enfant mort né ayant au moins 180 jours de vie intra-utérine (22 semaines d'aménorrhée, soit 4 mois et demi de grossesse). Ainsi se trouve réparé une immense injustice. Un enfant mort né a en effet une existence propre et fait partie de la famille et de son histoire. Dans le coeur des parents, il reste parfois aussi proche qu'un enfant perdu en bas âge, ou à n'importe quel moment de sa vie ; et ce, même si moins de souvenirs s'y rattachent. Et surtout si ces parents n'ont pas pu avoir ultérieurement d'enfant. Ainsi désormais tous les foetus à partir de quatre mois et demi peuvent avoir un état civil, leur petit corps mort recueilli par la famille et bénéficier de funérailles ; et cela plutôt que de terminer dans le vide-ordure de l'hôpital. Ils ont ainsi acquis une histoire et une citoyenneté.

Nous nous réjouissons donc de cette loi qui - par delà cette citoyenneté- permet de nous remettre en tête qu'un enfant conçu, même dans ses micro-dimensions, est aussi un enfant de Dieu qu'il faut confier à sa sainte miséricorde. Mais cette loi dont vient de paraître le décret d'application va strictement à l'encontre des décrets de la Cour de cassation qui font de l'enfant mort in utero un "non-être". Et indirectement elle légalise, officialise, institutionnalise et confirme la légalité du génocide des enfants non nés tués dans le sein de leur mère parfois jusqu'à neuf mois de grossesse : il s'agit des lois Veil, Pelletier, Neiertz, Aubry (toutes cosignées Chirac). Désormais on sait que le petit être que l'on tue lors des avortements est assurément un citoyen auquel on applique la peine capitale et dont le nom et le prénom peuvent figurer sur le livret de famille. C'est ainsi que notre société a désormais officiellement légalisé le meurtre (ce que l'on savait déjà) ; mais le nouveau est qu'elle a l'audace de désormais préciser à quel stade de l'innocence il commence.

 
< Précédent   Suivant >

 

Site de l'Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé