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| 04-12-2002 | |
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Une fois de plus une des nouvelles les plus importantes qui aurait dû faire la "une" des journaux, tout du moins médicaux, est passée inaperçue. Elle est communiquée par la Fondation Jérôme Lejeune. Lors du Congrès "Cellules souches embryonnaires humaines : différenciation et transplantation" organisé par le National Human Research Institute le 14 novembre dernier au Canada, le Pr. John Gearhart expliquait qu'il n'était pas sûr que les cellules souches embryonnaires pourraient servir en thérapie mais que l'information obtenue par celles-ci allait peut-être servir aux recherches sur les cellules adultes du malade. "C'est réellement la façon dont j'envisage le futur" a-t-il ajouté. Une manière douce pour John Gearhart de dire que "les miracles annoncés sur les capacités des cellules souches embryonnaires en médecine étaient fausses et insensées" a commenté le Dr John Shea, consultant médical du Compaign Life Coalition Canada. Or, John Gearhart est directeur de recherche au département gynécologie et obstétrique à l'université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland). Il est le pionnier de l'étude des cellules souches embryonnaires. En 1998, il annonçait qu'il avait isolé et cultivé des cellules dites "souches", issues d'embryons précoces et de foetus humains avortés (vivants?). L'idée de se servir de "cellules souches embryonnaires" - c'est-à-dire pour parler clair d'embryons - pour régénérer les tissus est présenté comme une option fondamentale de recherche. Par exemple, implanter des embryons pour régénérer in situ une nécrose de hanche ou un cerveau atteint de la maladie de Parkinson. Si l'hypothèse du Pr. Gearhart se vérifiait, cela signifierait que tous les pays qui ont voté des législations permettant d'expérimenter sur l'embryon, l'ont fait inutilement. Ce sont à ce jour, la Grande-Bretagne, la Suisse, l'Australie et cette semaine la Belgique. Et bientôt la France, si on en croit les déclarations faites à ce sujet par le ministre de la santé M. Mattei qui pense ce type d'expérimentations inévitables. Quel gigantesque pied de nez que l'ordre naturel est en train de faire au législateur appelé à voter sur des sujets qu'il ne connaît pas. À terme les expérimentations sur les embryons sont condamnées. Leur implantation, véritable cannibalisme, apparaît inefficace. Une fois de plus les pays européens qui se croient à la tête du progrès ne se sont pas rendu compte que la quasi-totalité des laboratoires américains ont abandonné ce type de recherches auxquelles ils ne croient plus. Dr Jean-Pierre Dickès |
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