La presse en parle
Échec à l'euthanasie |
Pèlerinage de Pentecôte de Chartres à Montmartre
les 10, 11 et 12 mai
2008 Avec l'ACIM Assurez l'encadrement médical |
Inscrivez-vous pour recevoir les communiqués de l'ACIM :
| Échec à l'euthanasie |
|
|
|
| Communiqués de l'ACIM - Communiqués de l'ACIM | |
| 03-02-2003 | |
|
Les partisans de l'euthanasie se sont vus frustrés de leur victoire qui devait intervenir le 16 juin dernier dans le cadre d'une proposition de loi émanant de deux députés socialistes MM. Michel et Sallangre. Cette proposition de loi libéralisait totalement l'euthanasie et en même temps autorisait le suicide assisté. De son côté, Kouchner fourbissait ses armes au cas où le projet aurait été rejeté en raison de ses excès. L'échec de la gauche entraînait une nouvelle donne. Cependant les partisans de l'euthanasie se lançaient en janvier dans une offensive sans précédent notamment dans les médias. Les émissions sur le sujet -notamment programmées par les différentes chaînes de télévision - se sont succédées à un rythme infernal et inconnu jusqu'à présent (en une semaine il y en a eu quatre sur quatre chaînes différentes). Sans parler des sondages plus ou moins bidon. Ce ne peut être le fait du hasard. Elles ont été entretenues par la fameuse lettre envoyée de manière très respectueuse au président de la République par un jeune pompier bénévole du nom de Vincent Humbert, tétraplégique ayant perdu la quasi-totalité de la vue et de la motricité du corps hormis celle d'un pouce et d'un avant-bras. Ce type de cas est très rare mais non connu dans l'établissement en ce qui concerne une telle demande d'euthanasie. Dans cette affaire, qui s'est déroulée à Berck dans un service que nous connaissons a certainement mis le chef de l'Etat dans l'embarras. Sa réponse a été formelle : « je ne puis vous apporter ce que vous le demandez car le Président de la République n'a pas ce droit » (lettre du 17 décembre à Vincent). Puis il s'en est tiré avec habileté en recevant à sa table à l'Elysée la mère de l'intéressé. L'épouse du président l'a tiré de ce pas délicat en proposant de changer Vincent d'horizon environnemental. On a oublié cependant de dire que ce jeune homme a été maintenu dans le coma pendant neuf mois -probablement à la demande de la famille - alors qu'on sait qu'en général au-delà de deux mois, le réveil se fait la plupart du temps dans le cadre de séquelles neurologiques majeures. Par ailleurs le président ainsi que le ministre de la santé ont chacun de leur côté fait de très fermes déclarations s'opposant à la légalisation de l'euthanasie dite « active ». « Pour ma part, ce n'est pas le rôle du médecin. Son rôle est de défendre la vie » a déclaré Jacques Chirac. Par ailleurs face à ce drame, le jeune Vincent à reçu des centaines de lettres d'encouragement à résister aux sirènes des marchands de mort. Enfin, l'Association pour Mourir dans la Dignité qui essaye d'imposer l'euthanasie dans notre législation a eu la mauvaise idée de soutenir publiquement et de justifier Christine Malèvre par la voix de sa présidente. Or l'infirmière de Mantes la Jolie a été d'être reconnue responsable de six assassinats (meurtre avec préméditation) ; et condamnée à 10 ans de prison ferme, et interdiction définitive d'exercer la profession d'infirmière. Quand cette association a senti son erreur, elle a déclaré qu'en aucun cas, ce procès ne pouvait être celui du droit à l'euthanasie. Il n'empêche que dans l'esprit de beaucoup, l'affaire Malèvre révèle à quel point l'euthanasie est une dérive. Mais il ne faut pas se faire d'illusion. Les forces de mort ne s'arrêtent jamais. Il faut donc s'attendre à de nouveaux assauts des artisans de la culture de mort qui ne désarment jamais. On notera par ailleurs les excellentes prestations de responsables de soins palliatifs qui s'arc-boutent contre l'euthanasie. Il est de bonne guerre que les défenseurs de la vie fassent l'amalgame entre B. Malèvre et l'euthanasie : « vous voyez où cela nous mène ». La plupart des lettres de soutien envoyées à l'Hôpital Héliot-Marins de Berck au jeune Vincent -tétraplégique à la suite d'un accident de la voie publique- qui demandait au président Chirac l'autorisation d'être euthanasié, ont été de poignantes lettres d'encouragement à « tenir le coup », à résister à la tentation de la mort. « Je vais prier pour que le courage ne t'abandonne pas.. » .« J'aimerais que le goût de la vie te revienne. ». « Mon mari aussi était tétraplégique. Mais il était là. Tu es la raison de vivre de ta mère. ». Plusieurs d'entre elles sont des déclarations d'amour. Émilie écrit : « j'ai vu ta photo, tu es très mignon. » et elle demande à Vincent de lui répondre .chez sa grand-mère car « ma mère ouvre le courrier . ». Des dizaines de lettres aussi émouvantes les unes que les autres. Tous ces messages d'espoir, tellement bouleversants, ont montré à Vincent Humbert qu'il n'était plus seul. Telle est « la France du bas », celle du pays réel. |
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Site de l'Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé