La presse en parle
La fin d'un mirage |
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| La presse en parle - Communiqués de l'ACIM | |
| 12-04-2003 | |
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Décidément la bêtise humaine n'a pas de limites. L'annonce du clonage humain par le gynécologue italien Antinori, puis par Brigitte Boisselier, "prêtresse" raëlienne a fait la "une" de nombreux journaux. Des dizaines d'ouvrages ont été consacrés aux implications éthiques, sociologiques, théologiques, médicales des clones. La création artistique et cinématographique n'a pas été de reste. Des savants français revendiquent à cor et à cri l'autorisation du clonage thérapeutique au nom de la recherche. Les parlements du monde entier s'excitent pour savoir si le clonage reproductif doit être autorisé ou non. De tous côtés les états légifèrent. L'Amérique et la France rejettent toutes formes de clonage. L'Angleterre et la Belgique au contraire viennent d'autoriser le clonage thérapeutique. Lequel vient d'être rejeté par le Parlement européen à une majorité qui n'est pas suffisante pour le bannir définitivement ; et il sera probablement élaboré un compromis dans le cadre d'une future loi européenne ; lequel l'interdira tout en ne le punissant pas. Dans cette gigantesque panade, un entrefilet publié par le Quotidien du Médecin du 11 avril (relayé par Le Figaro de samedi 12 avril) fait éclater la bulle de savon. Nous avions été les premiers à dénoncer les clowneries de Vorilhon-Raël en expliquant que cet homme était un faiseur d'illusions (Voir nos communiqués précédents). Nos savants hurlaient pour être dans la compétition internationale de la recherche sur le clonage. Des intérêts considérables étaient, disaient-ils, en jeu. Des patients (et des associations les représentant), abusés et excités par les médias voyaient poindre la Terre promise de la guérison. Or, un autre entrefilet minuscule nous apprenait que la première brebis clonée (désormais empailléeŠ) était morte de vieillesse accélérée percluse de toutes sortes de maux. Qui oserait mettre au monde un enfant affligé de telle manière ? Exit le clonage reproductif. Mais cette fois-ci, c'est l'ensemble du clonage sous toutes ses formes qui est remis en question. Le singe est identique à l'homme pour 98 % de son potentiel génétique. Et plutôt que de cloner des souris ou des brebis, il eut été plus logique de cloner des singes. La question est que cet animal est plus rare à trouver que les femmes acceptant de se faire prélever des ovules aux fins du clonage. Or le professeur Schatten de l'Université de Pittsburg aux USA a tenté par 714 fois de cloner le Macacus Rhésus. Le clonage fait disparaître deux protéines permettant le développement de l'embryon. On ne sait pas pourquoi et ce n'est pas demain qu'on le saura. Le clonage humain paraît désormais impossible. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées, clonés. Tout le monde a été abusé. Que de faux espoirs n'a-t-on suscité là ? La revue Science du 11 avril met fin à tous les rêves les plus fous de se substituer à Dieu dans sa création. Un mythe est en train de mourir avec les espoirs des savants les plus insensés. Il est bien dommage que l'éthique médicale soit réglementée par des savants qui ont pour toute vision de l'humanité, la focale de leur microscope ; et des médias qui au nom de la science n'ont comme souci que de détruire l'Ordre divin. |
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