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Affaire Humbert Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La presse en parle - Communiqués de l'ACIM
08-11-2003
Dans notre communique précédent du 2 octobre nous faisions un "scoop" sur notre site Internet à propos de l'affaire Humbert, le jeune homme qui demandait à mourir. Nous expliquions qu'en fait le Dr. Chaussoy n'avait nullement débranché un respirateur sur un paralysé général dans le coma, geste légitime dans une telle situation. Nous affirmions qu'il avait probablement pratiqué une euthanasie active par une injection létale, c'est-à-dire qui provoquait la mort. . Ce qui a été confirmé seulement il y a trois jours -donc un mois plus tard - par la presse nationale.

Or nous révélons à ce jour un autre élément de cette affaire. Il y a eu non pas une mais deux injections. La première était de Nesdonal. Ce produit sert en anesthésie pour endormir les malades lors d'une intervention chirurgicale. Pie XII mentionne explicitement qu'il est tout à fait moralement acceptable de mettre les agonisants en sommeil artificiel (il utilise le terme de "narcose") pour qu'ils ne souffrent pas. Or normalement le jeune Humbert s'il était dans le coma n'avait pas besoin de narcose. Même si on admet moralement le geste, ce dernier s'explique mal. Puis il a fait une injection de chlorure de potassium qui a entraîné la mort. C'est par une telle injection que l'on exécute les condamnés aux Etats-Unis.

Il est donc logique de penser que si le Dr. Chaussoy a endormi son patient c'est que ce dernier était en partie ou totalement conscient. Et qu'en outre il a effectivement donné la mort à son patient par une autre injection d'un produit mortel. Il a donc procédé par euthanasie active. Ce pour quoi il est inculpé aujourd'hui. Sa relaxe constituerait une officialisation de l'euthanasie active et ouvrirait la porte à l'assassinat des plus faible et comme en Suisse et en Hollande au suicide assisté.
 
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