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Communiqués de l'ACIM - Communiqués de l'ACIM
01-05-2004
Une controverse peu banale est en train de naître. Il y a un an, le 28 mai, la Conférence européenne sur la ménopause arrivait à la conclusion que les traitements substitutifs de la ménopause (THS) avait un rapport bénéfice/risque qu¹il fallait réévaluer. Le risque de démence accru avait été constaté. Et "il existe un besoin urgent de réaliser de nouvelles études sur les oestrogènes et les progestatifs les plus utilisés" (voir notre communiqué du 28 mai 2003) . Ceci s'appuyait sur deux études, l'une américaine (suivi d¹un million de femmes sur trente ans) et l'autre britannique, qui établissaient que non seulement ces traitements étaient peu ou pas efficaces en dehors des "bouffées de chaleur" ; mais qu'en outre ils augmentaient de manière notable le risque de cancer du sein, infarctus, embolies cérébrales, accident vasculaires cérébraux, démence précoce.

Ceci se voit conforté par une étude financée par la MGEN (Mutuelle de l'éducation nationale), l'Inserm, la Ligue contre le cancer et dont les résultats viennent d'être publiés. Cette étude incluait 54.584 femmes. La conclusion -entre autres- était que l¹usage de progestatifs de synthèse augmentait de 40 % les risques de cancer du sein. Jamais dans l'histoire de la médecine un médicament n'avait été utilisé à aussi grande d¹échelle et si longtemps (50 ans), et son emploi déconseillé aussi rapidement. Les éléments principaux de ce revirement étant connus en trois mois. Immédiatement les procès commencèrent aux Etats-Unis. Ils concernent surtout les médecins qui continuent à prescrire et dont les patients ont présenté des complications thrombo-emboliques.

Mais en France, que pensez-vous qu'il arriva ? Seulement une femme sur quatre a arrêté le THS. En effet, le débat a été tout de suite porté sur le plan idéologique. Certains groupes de pression ont vu dans ces études une "atteinte aux droits de la femme". Pourquoi ? Tout simplement parce qu¹en arrière plan se profile la mise en question de l'innocuité de la pilule contraceptive oestro-progestative. Les biologistes honnêtes le disent déjà. Qu'importe la santé des femmes pourvu qu¹on ne touche pas aux "droits acquis" ! Politique suicidaire qui peut très bien être assimilée à un encouragement à un génocide rampant. Combien de femmes sont-elles mortes depuis le début de l'année à cause de ces traitements ? Les médecins quicontinuent de "prescrire" risquent bel et bien de voir leur responsabilité engagée sur le plan médico-légal et de se retrouver devant les juges qui n'ont pas l'habitude de faire de cadeaux à la profession.
 
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