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| 03-02-2005 | |
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C’est une lutte planétaire qui se développe depuis plusieurs années à propos des cellules souches. Elle concerne les organismes internationaux, les grands trusts pharmaceutiques, les gouvernements, mais aussi les religions et ceux qui y sont attachés. On connaître depuis 1992 ces cellules extraites de la moelle osseuse permettant de guérir certaines leucémies. Elles sont aussi très nombreuses dans le cordon ombilical du nouveau-né. Leur pouvoir régénérateur est tel qu’il n’y a pas de semaine où ne s’en découvre une nouvelle utilisation thérapeutique. Les deux plus récentes étant le traitement par injection de ces cellules au niveau du col de la vessie afin de soigner les incontinences urinaires. Mais aussi la création de sang en importante quantité à partir d’une seule cellule sanguine. Elles sont dites "cellules souches adultes" ou stems cells. Leur usage ne pose pas de problème éthique particulier. En revanche certains chercheurs estiment que les cellules souches des embryons ont un pouvoir régénérateur supérieur. Ils travaillent sur "ce matériel" depuis des années, sans grand succès il faut le dire. Ce sont les Embryonic Stem cells. Tout l’art des médias est de faire passer les succès des cellules souches adultes sur le compte des cellules embryonnaires en les regroupant sous le vocable de "cellules souches". Ce glissement sémantique ne se comprend que par la volonté de s’en prendre à la vie comme dans l’avortement ou l’euthanasie. La vie n’étant plus qu’un matériau dont la société entend disposer à sa guise. Les législations prises par les pays sont tout à fait en damier. Si la France n’autorise pas la création de cellules souches embryonnaires par clonage, elle autorise l’utilisation des embryons privés de projet parental ainsi que l’importation Israël ou d’Australie de telles cellules cultivées en lignées. Mais paradoxalement sur le plan international notre pays refuse de se joindre aux 62 états qui derrière l’Eglise et les USA veulent bannir toute forme de création d’embryon par clonage. Aux USA le président Bush défend cette position, mais a pris acte qu’existaient des lignées de cellules embryonnaires, et qu’il lui semblait inutile de détruire. Or toute cette agitation internationale risque bien de retomber comme une bulle de savon en dépit d’un certain nombre de savants français qui dénoncent le retard pris par la France dans le tripatouillage des embryons. Se référant à un article de la revue Nature médecine du 23 janvier dernier, un articulet du Quotidien du Médecin du 27 janvier nous apprend que les lignées de souches embryonnaires humaines sont toutes contaminées par une molécule non humaine. (Université de San Diego et Salk Institute de Jolla). Il s’agit d’une molécule animale (Neu5GC) qui s’est incorporée aux cellules embryonnaires dans les milieux de cultures. Et alors l’organisme par ses défenses immunitaires rejettera les cellules ou les détruira à coup sûr. Autrement dit ces lignées sont bonnes à mettre à la poubelle car inutilisables. Alors, pour tous ces savants anglais qui cherchent sans trouver depuis des années dans cette direction, pour les français dont les ambitions et la soif de succès font reprocher à Chirac de ne pas autoriser le clonage embryonnaire, pour ceux de Singapour qui prétendent faire un biopole mondial de l’expérimentation sur l’embryon, la désillusion doit être grande. "Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées". La mariée était trop belle… Mais gageons que ces adeptes de Melmoth persisteront dans leurs fantasmes. En effet, le Pr. Varki de San Diego propose "une solution partielle", en reprenant des "embryons frais" (sic!). Il espère une réaction moindre en les cultivant alors qu’ils n’auraient jamais été qu’en contact avec le sérum du receveur. Si, bien entendu, ce dernier n’est pas mort entre-temps. Et s’il ne l’est pas, tout est loin d’être réglé. En effet, l’an dernier des lignées cellulaires embryonnaires considérées comme stables se sont mis d’un seul coup à dégénérer. Bref tout ce qu’on n’a nullement envie d’avoir dans le corps. La honte est que notre pays a laissé pleurer à la radio et croire à des malheureux atteints de maladies graves comme le Parkinson, la myopathie, ou la sclérose amyotrophique qu’ils allaient être guéris par les cellules souches embryonnaires. Une fois de plus l’homme touche à la vie humaine et la nature se venge. |
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