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Communiqués de l'ACIM - Communiqués de l'ACIM
29-03-2005

Depuis un an, les chercheurs savent qu’il existe à la base des follicules pileux des cellules souches indifférenciées ; c’est-à-dire n’ayant pas encore d’orientation vers un tissu particulier. On sait désormais que ces cellules sont à l’origine de la quasi-totalité des constituants du poil. Bien sûr les cellules du poil (kératocytes), celles des muscles lisses permettant l’horripilation (redressement du poil), celles qui colorent le poil (mélanocytes), celles qui les graissent (glandes sébacées) et aussi les cellules nerveuses permettant la motricité du poil, et même celles qui donnent les vaisseaux sanguins apportant le sang au follicule.

Il apparaît donc que ces cellules souches sont multipotentes. Elles ont été mises en culture. Et on sait désormais qu’elles peuvent se différencier, c’est-à-dire de s’orienter vers un tissu ou un autre. La découverte est importante dans la mesure où elles peuvent produire les protéines du système nerveux. Extraites de follicules pileux de vibrisses (la moustache de carnivores comme le chat) elles ont été injectées en sous cutané à des souris immunodéficientes, n’ayant donc pas de réaction de rejet. En huit jours, elles s’étaient transformées en neurones.

Cette découverte rend théoriquement obsolètes les travaux sur les embryons dont on attend le même résultat. Cela n’empêche pas le gouvernement d’avoir importé des lignées de cellules embryonnaires d’Australie pour soigner la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d’Alzeimer, la maladie de Parkinson. Le bon sens voudrait que les recherches soient faites sur les cellules souches des poils très facilement accessibles. Une fois de plus la France, à la remorque de l’Angleterre, préfère s’orienter vers le plus compliqué alors que le plus simple est à portée de main. Assurément aux frais du contribuable. L’expression « dressé au poil et à la plume », signifie « être bon à tout ». Nos chercheurs seraient bien inspirés de travailler sur ces cellules bonnes à tout faire au lieu de s’en prendre à la vie des embryons.

 
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