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Les larmes des crocodiles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La presse en parle - Communiqués de l'ACIM
03-08-2005

Toute la France, médias en tête, s’émeut et s’horrifie de la macabre découverte de 350 cadavres de fœtus ou d’enfants mort-nés à l’Hôpital Saint-Vincent de Paul. Les politiques d’abord, Hollande, Delanoë en tête. Lui qui fait afficher les numéros des centres d’avortement sur les panneaux municipaux. Peut-être a-t-il déjà oublié qu’il est responsable lui-même de la mort de toute une partie de ces petits êtres ? Il apparaît en effet que la majorité de ces fœtus provient d’avortements tardifs. Quant on sait que Saint Vincent de Paul a passé toute une partie de sa vie à sauver d’une mort certaine les enfants abandonnés au porche des églises, il y a de quoi pleurer.

Que les Catholiques, affirmant que le corps de l’Homme est le temple du Saint Esprit, qu’il a une âme et doit être respecté, cela est normal et nécessaire.

En revanche rappelons à tous ces crocodiles qui versent des larmes que leur législation est en opposition totale avec l’émotion dont ils nous font publiquement part ; législation contre laquelle ils ne se sont jamais insurgés et qu’ils ont même applaudie. Le fameux arrêt Grosmangin du 29 juin 2001 avait estimé qu’un fœtus (viable ou non) qui n’avait pas respiré et dont le cœur n’avait pas battu ne pouvait être considéré comme une personne. Mais non plus comme une plante, ni un animal ni un objet. Et ceci à la suite de la mort in utero d’un enfant provoquée par un chauffeur ivre. Ceci supprimait toute protection de la femme enceinte et de l’enfant à naître. Plusieurs arrêtés sont venus conforter ce point de vue qui ne correspond à aucune logique.

Pourtant cette incohérence intellectuelle est portée à son terme par un jugement de la cour d’Appel de Toulouse du 17 mai 2005 qui commence ainsi : « attendu que l’enfant à naître n’a jamais eu d’existence… ». Il n’a même pas existé.

C’est donc effectivement sur quelque chose d’inexistant que se versent ces larmes de crocodiles.

De grâce, un peu de pudeur messieurs ! Et laissez-nous pleurer ces enfants que votre société a voués au néant et qui sont nos frères dans le Christ.

 
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