Succès de la Marche priante pour la Vie de Renaissance Catholique le 3 octobre à Paris. Mais
- pas d'augmentation du nombre des participants par rapport aux années précédentes
- peu de clergé présent (4 prêtres au total)
- agression sauvage contre Pierre Vouters - secrétaire général de Laissez les Vivre - en fin de cortège heureusement sans autre conséquences qu'une plaie de l'arcade sourcillière et un oeil au beurre noir...
La mission Rosa Mystica de juillet et août 2009 aux Philippines.
Les photos ci-dessous... Les commentaires dans l'article suivant...
Vue du site derrière l’église
Devant l’église et la rue qui sépare la salle
d’enregistrement des salles de soin
Le long de l’église : les consultations des médecins
Les patients se bousculent pour l’enregistrement. Les
infirmières travaillent dans un brouhaha permanent
Préparation du terrain : en prévision de la pluie, il
faut couvrir la terre de graviers
Les trombes d’eau furent notre lot presque quotidien
Il faut creuser des canaux pour que l’eau puisse s’écouler.
Tous les soirs, récitation du chapelet en commun
Docteur Jean-Pierre Dickes : une médecine de campagne
mais avec des examens modernes
Docteur Gilbert Dichard en pleine auscultation
Docteur Elisabeth Phalen : venue des Etats-Unis, elle
participe à la mission pour la 2ème fois. Elle est assistée par
Susanna, Américaine d’origine Philippine qui lui sert d’interprète
tagalog-anglais
Docteur Kim, pédiatre Coréenne : elle a ausculté
plusieurs centaines d’enfants
Docteur June Viray, pédiatre Philippine, professeur de
pédiatrie à l’université de Iloilo, elle est la présidente d’ACIM Asia
Nos patients ont pu bénéficier de soins ophtalmiques
pendant une journée
L’armée philippine a fourni plusieurs dentistes. Dans un
premier temps, les soins ont lieu à l’extérieur ….
… jusqu’à ce que les éléments en décident autrement. La
chapelle est transformée en cabinet dentaire pendant la journée.
Notre pharmacie : des centaines de capsules et
cachets distribués chaque jour
L’équipe de pharmacie travaille jusque tard le soir. Le
dernier jour, elle finira éclairée uniquement par la lampe de soin
Pour terminer, une salle de soin pour les pansements,
injections et petites chirgurgies.
Ablation d’un kyste par le docteur Dickes
20 ans et seulement 17kg. Son fauteuil roulant : une
chaise en plastique attelée à 4 roues.
Lors d’une crise d’épilepsie, ce patient est tombé dans le
feu et a été grièvement brûlé. Bernardette lui fera ses pansements tous les
jours.
La petite Michèle souffre d’une méningoencéphalocèle.
L’enfant ne peut pas s’accroupir, il peine à marcher et à
monter des escaliers. Le verdict tombe : myopathie.
Une plaie non soignée qui s’est infectée
L’abbé Couture avec Sister Eva à Manille : la petite
Sœur des pauvres des Philippines. Nous la retrouverons chez les pygmées
Bénédiction de maison par l’abbé Marcille
Nourrir les pauvres : une des missions d’Acim Asia.
Ici, dans une garderie.
Bénédiction de maison rime aussi avec imposition de
scapulaires
Pendant la journée, les sœurs font le catéchisme aux
enfants et leur apprennent à prier
Cours de catéchisme
L’abbé Couture et l’abbé De Loÿe lors d’une conférence sur
le Saint Suaire, à l’université de Rizal.
Les étudiants se pressent pour garder une photo du Saint
Suaire
Yolli, sans qui la mission n’aurait pu avoir lieu
Le maire de Tanay vient remercier les équipes pour le
travail réalisé
Mercredi 29 juillet, 9h du matin : le défilé des malades
reprend pour la troisième journée consécutive. Nos médecins volontaires sont à
leur poste, prêts à accueillir toute la misère humaine et à la soigner de leur
mieux. Delphine amène au docteur Dickès un vieillard au teint livide : son mal
est vite décelé, puis confirmé par une radio : il a une tuberculose avancée, un
poumon ne respire plus, et le cœur a changé de place... Le pauvre homme est
condamné, on ne peut plus rien faire pour lui. Alors le médecin des corps passe
le relais au médecin des âmes, pour préparer le malheureux à la mort. C'est
cela l'esprit de la mission : soigner autant que possible ces gens qui ne
reverront peut-être jamais de médecin de leur vie, mais surtout ranimer en eux
la Foi catholique pour sauver leur âme.
Deux éléments sont à prendre en compte pour bien
comprendre notre démarche : l'état d'esprit des volontaires de cette mission,
et la qualité du rapport avec la population.
L'état d'esprit des volontaires
Il tient en deux mots : charité et enthousiasme.
Plusieurs parmi nous n'ont que trois semaines de vacances dans l'été, et ils
choisissent de les passer aux Philippines... Il fallait déjà en avoir l'idée...
Mais pire que cela : Ils viennent s'installer dans un village retranché, logent
dans des habitations insalubres, et soignent quelques trois mille malades en
six jours ! C'est la Charité chrétienne qui les anime, le souci de redonner
confiance aux plus démunis. Un des volontaires parlait de « donner un
moment de non-souffrance. » Ajoutons à cette charité une bonne dose d'enthousiasme,
pour prendre avec le sourire les petits désagréments qui peuvent survenir : les
pluies torrentielles, les pieds tout le temps trempés et sales, les
salles-de-bain qui n'en ont que le nom, les moustiques, etc... Nous sommes
sales au-dehors, mais curieusement, notre âme est comme lavée par tout cela :
dégagés du superflu qui nous semble indispensable en Europe, nous vivons pour
quelques jours plus proches de l'Essentiel, mus par des valeurs qui nous font
grandir.
Une autre qualité est indispensable, qui découle des
deux précédentes : c'est l'efficacité. Le nombre des patients augmente chaque
jour, mais pas celui des volontaires ! Nous avons chacun un rôle bien précis à
jouer, duquel dépend la santé de nos chers malades. Les consultations médicales
relèvent de la prouesse sportive ; c'est à qui enregistrera le plus de patients
par jour : Jean-Pierre est en tête avec le rythme de croisière de cent malades
quotidiens !
Pour conclure sur ce point, ajoutons que nous avons la
messe quotidienne, qui nous aide à garder l'esprit missionnaire. Monsieur
l'Abbé Couture en profite pour nous adresser quelques mots ; il nous insuffle
un peu de son zèle apostolique pour nous préparer à faire tout le bien possible
aux gens que nous côtoierons dans la journée. Nous gardons à l'esprit cette
phrase de Notre-Seigneur : « Ce que vous faites au plus petit d'entre les
miens, c'est à Moi que vous le faites. »
La qualité du rapport
avec la population
La plupart du temps, les Philippins qui viennent nous
trouver ont un seul objectif : recouvrer une bonne santé. Mais de notre côté,
l'objectif est triple :
·soigner les corps, bien entendu. La pauvreté et
la mauvaise hygiène les rendent plus vulnérables à toutes sortes de maladies.
·soigner les cœurs aussi : pour beaucoup, le
meilleur remède à leur mal est de voir que des Européens sont venus exprès pour
les soigner, pour leur redonner espoir. Les sourires et les
« salamat » qui pleuvent toute la journée disent bien leur
reconnaissance...
·soigner les âmes surtout. Ces gens abandonnés
ont perdu peu à peu la pratique religieuse, et ils ont besoin de redécouvrir
que Dieu veille sur eux. Ils comprennent que c'est en vertu de notre foi
catholique que nous sommes venus les aider.
Certains pourront rétorquer : « C'est bien beau
tout cela... Mais vous ne croyez pas qu'autour de nous, en France, il y a
autant de personnes en détresse dont il faudrait s'occuper? »
Bien entendu, répondrons-nous, mais nous trouvons chez
les Philippins une qualité de rapport qui n'existe pas en France :
contrairement à beaucoup de nos compatriotes aigris, revendicateurs, et
hargneux contre la religion, eux sont prêts à recevoir ce que nous leur
apportons, et ils en tirent profit. Ainsi, après s'être fait soigner dans la
journée, beaucoup ont assisté le soir à des cours de catéchisme, ont (ré)appris
à dire le chapelet, et sont venus à la messe les jours suivants.
Ils ont gardé des qualités naturelles que n'a pas encore
entachées le matérialisme occidental. C'est ce qui permet la profondeur de
notre relation avec eux : ils considèrent que nous leur apportons beaucoup,
certes, mais il s'agit d'un don réciproque, car eux nous donnent aussi de
bonnes leçons, à leur insu : leçon de patience et de persévérance ; nous
pensons à ceux qui ont attendu toute la journée avant de voir un médecin ou un
dentiste, ou encore à ces femmes qui ont fait dix kilomètres à pied pour nous
demander de venir soigner leur village... Leçon de serviabilité ; innombrables
sont ceux qui nous ont aidés avant, pendant et après la mission. Citons
Maria-Cris, venue voir Jean-Pierre pour se faire enlever une tumeur du sein et
qui passait sur le chemin pendant que nous le nettoyions, et qui est allée
exprès acheter des bouteilles d'eau pour désaltérer les petites Françaises.
Leçon de reconnaissance enfin, au vu du nombre de cadeaux que nous avons eus en
partant ; il s'agissait de cadeaux simples, sans valeur marchande, mais ils
venaient du cœur des Philippins et là était leur vraie richesse.
Une telle expérience ne peut laisser indifférent. Nous
en revenons tous profondément heureux, et bien décidés à repartir l'an prochain
! Amis lecteurs, s'il en est parmi vous qui sont conquis pas l'esprit de cette
mission, qu'ils n'hésitent pas à nous contacter, pour éventuellement nous
rejoindre l'été prochain !
Pour la troisième
année, l'Association Catholique des Infirmières et Médecins participait à
la mission humanitaire de sa petite sœur AcimAsia. Notre permanence se situe
dans le sud de Mindanao à General Santos aux Philippines. Une région où la
guerre avec les Moros n'a jamais cessé depuis la découverte de
l'archipel par Magellan. Les islamistes réclament la souveraineté sur la
totalité de cette île alors qu'ils n'y représentent guère plus que 20 % de la
population. La France serait bien inspirée de regarder ce qui se passe là-bas à
titre de leçon pour le futur.
Notre implantation à GenSan -comme on dit- est importante et fantastique
par le réseau de médecins qui y sont associés. Et comme par le passé nous
étions reçus au Capitole de la province, dans le palais du gouverneur, aidés par
la police, l'armée et le personnel municipal. Un organigramme était prêt. On y
trouvait pas moins de 120 volontaires de huit nations différentes. Les Français
au nombre de 21 en étaient la force de frappe. Puis patatras. Une véritable
psychose de la fièvre porcine est installée dans tout le pays. On la voit
écrite en grosses lettres au flanc des autobus. Sanction pour les
Européens : 12 jours de quarantaine à l'ombre des cocotiers, à contempler
les coraux les plus beaux du monde. Nous n'étions pas là pour ça. Et nous nous
apprêtions à faire des confettis avec nos billets d'avion. Recours : l'île
de Leyte où il y a apparemment la plus grosse concentration de
traditionnalistes du monde, n'est pas soumise à la quarantaine. Accord du
gouvernement central. Après des atermoiements, le gouverneur dit non :
notre présence risque de troubler la rentrée des bénéfices des médecins
établis. Bien sûr, nous travaillons gratuitement et nous assurons la totalité
des soins. Ainsi Il faut aller ailleurs. Yolly notre dévouée secrétaire
pense qu'il y a du travail à faire : un typhon vient de chasser des
milliers de villageois vivant au nord de Manille. Problème récurrent : les
routes sont détruites par les coulées de boues. Et accueillir un ensemble de
volontaires. Où ? Soigner ? Soigner comment ? Même les hélicos de
l'armée ne pourraient nous débloquer en raison du brouillard.
L'église en plein vent
Ce sera alors la solution la pire qui nous apparaîtra comme la meilleure à
l'avenir. La Fraternité Saint Pie X est en train de construire une église à
Sanpaloc à 60 kilomètres de Manille (trois heures de route). Yolly fait monter
en catastrophe des bâches autour du bâtiment dont le chœur est terminé,
mais qui reste en plein vent. Un chrétienté est rassemblée autour de son église.
La sacristie au niveau inférieur est aménagée en salle d'examen. Une pièce
conjointe du sous-sol servira de pharmacie. Les combles servent de dortoir aux
Philippins. Les Françaises sont regroupées dans une villa proche à six par
chambre. Les volontaires philippines sont entassées dans un trou à rat jouxtant
l'ancienne chapelle à deux pas. Les garçons s'entassent et dorment à même le
sol dans les combles de l'église en construction. Le traiteur qui apporte des
repas sommaires, comme tous les Philippins, se repose le samedi. Menu de ce
soir-là : cacahuètes. Quelques-uns d'entre nous, les privilégiés sont dans
un « resort » sorte de
pavillons un peu dispersés. Mais l'eau glacée des montagnes manque aux robinets
et à la douche qui coulent en filet. Les chiens de garde aboient sans raison et
réveillent ceux qui dorment. Une employée prévient que dans le bâtiment central
il y aura la fête, sorte de karaoké. « Doc,
vous n'auriez pas des fois un somnifère ! » Doc a tout prévu.
Nous allons vivre sous un déluge permanent de pluie : c'est en effet la
mousson. Sauf qu'il n'a pas plu autant depuis 28 ans. Les pluies qui ont suivi
un typhon, tombent par paquet. Vaille que vaille sous nos bâches nous
essayons de protéger nos patients et nous-mêmes. Nos trois prêtres se sont fait
une spécialité de creuser des tranchées pour drainer l'eau ; et ceci
malgré les deux tonnes de graviers qui ont été répandus pour éviter de patauger
dans la boue. Les chaussures sont devenues inutiles. Le plus simple est de se
mettre pieds nus dans des tongs.
La moitié des effectifs
Puis ce sera la souffrance des hommes. Faire vingt kilomètres à pied
sous un torrent de pluie, attendre sous une bâche durant cinq heures pour
quelques soins donnés en catastrophe. Ce sont nos patients. Nous ne sommes plus
que la moitié des effectifs prévus initialement. En effet les infirmières ou
élèves infirmières n'ont pas l'argent nécessaire pour venir en avion de notre
base à Général Santos. Péniblement ceux qui restent se mettent au travail. Mais
ce qui est appelé ici la registration a été parfaite. Dans cette région
la population est à 95% catholique. Mais que veut dire ce mot ?
L'attachement à une image sainte, un scapulaire, un chapelet. Le bilan sera de
500 impositions de scapulaires. 2000 chapelets bénis et distribués, des
centaines d'images saintes et de médailles miraculeuses. Des préparations au
mariage et au baptême. Un des prêtres français bénira 120 maisons.
Une équipe sera détachée à la demande du maire pour aider un village
d'enfants qui n'ont rien à manger. Ce sera notre deuxième implantation
permanente de l'ACIM dans ce pays. Elle se pérennisera si nos amis continuent
de nous donner un peu d'argent. Cinq euros permettent à un enfant de
survivre durant mois.
Nous avons effectué 3130 actes médicaux. Les médecins
ont travaillé de quatre à sept selon les jours. Les dentistes de un à cinq. Ce
sera aussi l'aide principale de l'armée : huit militaires viendront pour
pratiquer les extractions dentaires. Des liens d'amitiés se sont créés. Le
nombre des volontaires a oscillé entre 67 et 77. Rappelons que si nous avions
pu effectuer la mission au Capitole de Sarangani comme prévu nous aurions été
le double. Et pourtant nous avons battu notre propre record de personnes soignées. En 2008 qui était de
2780 patients mis en dossiers à Géneral Santos, Mindanao.
Nations
représentées à Rosa Mystica, toutes fonctions confondues et par ordre de
représentation. Philippines, France, Etats-Unis, Irlande, Singapour, Malaisie,
Indonésie, Canada.
Samedi 1er
août. Tant de monde encore à voir. Nous décidons de rester une journée de plus.
Elle sera la plus éprouvante. En effet une partie des volontaires sont
repartis. Les militaires ont regagné leur caserne. Il reste une dentiste
philippine, les deux médecins français. Jean-Pierre Dickès crèvera le
plafond du nombre des consultations en
voyant 129 personnes il a le conduit auditif en feu à force d'enlever et de
remettre son stéthoscope. Le déluge du ciel nous tombe sur la tête ce qui
permet de faire halte au feu après douze heures de travail. Nous n'avons même plus faim. Nous
pataugeons dans la boue. Trempés jusqu'aux os, nous nous débarrassons de nos
chaussures. Les médecins aux pieds nus. Les Philippins ne portent pas de
chaussures. Seulement ces sandales plastiques appelées tongs. Les chaussures
dans l'eau et la boue sont devenues bien inutiles.
Chez les pygmées
Un de nos objectifs était de nous
occuper des pygmées. Les atermoiements du gouverneur de l'île Leyte où ils sont nombreux, nous avait
obligés à y renoncer. Mais une tête de pont avait été lancée par l'abbé Couture
arrivé avec deux tonnes de riz, des boîtes de conserve et des tongs en fin
d'année dernière à 120 kilomètres au Nord Manille. Une sorte de petit reste
épargné par la catastrophe de l'éruption du Pinatubo en 1990. Sauvé in
extremis entre deux coulées de lave par des hélicoptères chinois.
Rejeté dans les vallées. Mendiants dans les villes. La moitié mourra de faim.
Une brave religieuse, sœur Eva, réussit l'exploit de les réimplanter et
s'est battue pour qu'ils aient un petit territoire. Ils n'ont que des serpents
et des singes à manger.
Nous sommes arrivés très
tard. En effet le chemin d'accès était transformé en ruisseau de boue. Nous
pataugeons à pieds nus pour rejoindre le village en gravissant une montagne
dans une véritable coulée de boue. Un carabao, sorte de buffle gris, animal
fétiche du pays, tire une sorte de traineau en bambou avec les médicaments et
500 kilos de riz. La religieuse s'acharne à sauver ce qu'il reste de cette communauté
traditionnelle devenue catholique. La moitié des villageois est malade.
Espérance de vie 28 ans. Il faut ensuite repartir. Nous promettons à sœur
Eva de revenir.
Le temps des larmes
Le dimanche après la
Messe, c'est la fin de la mission. Nous
verrons alors une chose inouïe. Les gens de la ruelle sont sur le pas de leur
porte pour nous dire adieu. Certains fondent en larmes. Et nous aussi, les
gorges se nouent. Les larmes montent aux yeux. La Grâce du don des larmes. Lundi,
c'est le retour à Manille. L'équipe commence à s'effilocher. Xavier ( 3ème
mission) part le premier. Le hasard nous fait noyer dans la foule qui rend un
dernier hommage à Corazon Aquino ; 250.000 personnes pour admirer un
personnage libéral qui notamment en ne maîtrisant pas la corruption avait
réussi l'exploit de faire passer son pays de la
deuxième position économique de tous les Etats Asiatiques après le
Japon, à la quatrième dernière. Un ami
de la Tradition nous reçoit dans une sorte de club de plongée. Le repos est de
deux jours. Un peu de natation. Dormir...Mais les coqs omniprésents ne savent pas
ce qu'est le sommeil des humains.
Mais nous n'avions pas
encore réalisé que le pire nous attendait. Nous ne nous étions pas aperçus que toute l'humilité de ces pauvres gens,
l'aide que nous leur avions apportée dans des circonstances difficiles avait
créé une unité fantastique entre nous. Avec nos prêtres, face à toutes ces
misères, et nos difficultés, nous étions devenus un seul corps, une seule âme
au contact de ces pauvres gens qui nous avaient donné tant de sourires, de salamat Un lien quasiment surnaturel. En nous
quittant, c'est cela qu'il faudra disloquer. Rosa Mystica. Une fleur dont les
pétales allaient se perdre, se disperser. Magali partait pour quatre mois à
General Santos afin d'aider Yolly notre vaillante secrétaire à la permanence
d'ACIM Asia. Chacun d'entre nous la serra dans les bras en pleurant. Pleurer de
notre séparation et pleurer de bonheur. Tous simplement parce que nous avions
tous implicitement compris que notre vie, après ce que nous avions vu, ne
serait plus jamais la même. (merci !).
Mais l'an prochain nous
serons tous là au même endroit. Ce sera la grâce de Rosa Mystica que nous avons
tant prié pour nous-mêmes et pour tous ces pauvres gens. Merci mon Dieu pour la
pluie, le bain de boue et le bain de Grâces.
L'ACIM comme tous les ans a assuré le Service Médical du pèlerinage de Pentecôte. Avec 4 équipes d'intervention sur le trajet des pélerins, 1 équipe d'accueil au bivouac, et 2 ambulance de la Croix Rouge, le service médical a montré une fois de plus son éficcacité pour la plus grande gloire de Jésus et de Marie.
A la suite de
nos différents appels nous recevons tous
les jours de l’argent pour soigner la petite Jane Paglianawan. Notre imprimeur
qui a imprimé gratuitement le tract qui vous a été envoyé avec les Cahiers Saint
Raphaël a versé une importante somme d’argent, tout admiratif qu’il est de ce
que nous faisons aux Philippines. L’élan de solidarité ne se dément pas. Un
simple don de 5 euros et un autre de 500 euros nous sont arrivés pliés dans de
petites feuilles de papier.
J’ai
personnellement insisté pour que cette enfant soit opérée rapidement......
Rosa mystica 2008, mission humanitaire de l’Association Catholique
des Infirmières et Médecins (ACIM), a pris cette année une ampleur
inégalée. Notamment par l’aide du groupe des douze Français - auxquels s’était
jointe une femme médecin venant de Varsovie en Pologne - groupe qui
en pratique dirigeait la mission en ce qui concerne la pharmacie et les soins
médicaux. Toute la partie spirituelle étant assurée par l’abbé Daniel Couture ,
supérieur du district d’Asie, aidé d’un prêtre philippin, de deux séminaristes
et de 14 religieuses venant de la communauté des Béthaniennes de Manille, la
capitale.
Nous donnerons un
compte-rendu détaillé de la mission Rosa Mystica dans notre prochain numéro des Cahiers Saint Raphaël. Nous
nous contenterons de donner une sorte de résumé de notre action. Celle-ci s'est
déroulé dans le périmètre du Capitole de la province de Sarangani à Alabel. Les
locaux du palais du gouverneur avec ses chambres d'hôtes, le personnel du
gouvernorat, le secrétariat, la police ont été mis à notre disposition, ainsi
que le gymnase et les infrastructures du stade situé en cet
endroit. Tous les chiffres ci-après....