ACCUEIL arrow ACTIVITES

Flash info

Rosa Mystica 2010

Départ 23 juillet

  42 participants

Tel: 03 21 10 52 11

 

A votre avis

Saint Raphaël est
 

Syndication

Liste de diffusion

Inscrivez-vous pour recevoir les communiqués de l'ACIM :






Outre la publication des Cahiers Saint Raphaël, l’ACIM a de multiples activités.
Marche pour la Vie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-10-2009
Succès de la Marche priante pour la Vie de Renaissance Catholique  le 3 octobre à Paris. Mais 
- pas d'augmentation du nombre des participants par rapport aux années précédentes
- peu de clergé présent (4 prêtres au total)
- agression sauvage contre Pierre Vouters - secrétaire général de Laissez les Vivre - en fin de cortège heureusement sans autre conséquences qu'une plaie de l'arcade sourcillière et un oeil au beurre noir...
 
Rosa Mystica en trois photos Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-09-2009

2008_09.jpg

 

  imgp1371.gif
Lire la suite...
 
Rosa Mystica 2009. Photos de la Mission aux Philippines Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-09-2009

La mission Rosa Mystica de juillet et août 2009 aux Philippines.
Les photos ci-dessous... Les commentaires dans l'article suivant...
 

dsc_0003.jpg

Vue du site derrière l’église

 

 

dsc_0114.jpg

Devant l’église et la rue qui sépare la salle d’enregistrement des salles de soin

 

 

dsc_0122.jpg

Le long de l’église : les consultations des médecins

 

 

dsc_0095.jpg

Les patients se bousculent pour l’enregistrement. Les infirmières travaillent dans un brouhaha permanent

 

 

dsc_0226.jpg

Préparation du terrain : en prévision de la pluie, il faut couvrir la terre de graviers

 

 



dsc_0322.jpg

 Les trombes d’eau furent notre lot presque quotidien



 dsc_0350.jpg

 

Il faut creuser des canaux pour que l’eau puisse s’écouler.



dsc_0266.jpg

  Tous les soirs, récitation du chapelet en commun

 
 

dsc_0233.jpg

Docteur Jean-Pierre Dickes : une médecine de campagne mais avec des examens modernes

 

 

dsc_0135.jpg

Docteur Gilbert Dichard en pleine auscultation

 

 

dsc_0069.jpg

Docteur Elisabeth Phalen : venue des Etats-Unis, elle participe à la mission pour la 2ème fois. Elle est assistée par Susanna, Américaine d’origine Philippine qui lui sert d’interprète tagalog-anglais

 

 

dsc_0230.jpg

Docteur Kim, pédiatre Coréenne : elle a ausculté plusieurs centaines d’enfants

 

 

dsc_0425.jpg

Docteur June Viray, pédiatre Philippine, professeur de pédiatrie à l’université de Iloilo, elle est la présidente d’ACIM Asia

 

 

dsc_0288_1.jpg

Nos patients ont pu bénéficier de soins ophtalmiques pendant une journée

 

 

dsc_0076.jpg

L’armée philippine a fourni plusieurs dentistes. Dans un premier temps, les soins ont lieu à l’extérieur ….

 

 

dsc_0064.jpg

… jusqu’à ce que les éléments en décident autrement. La chapelle est transformée en cabinet dentaire pendant la journée.

 

 

dsc_0043.jpg

Notre pharmacie : des centaines de capsules et cachets distribués chaque jour

 

 

imgp0535_-_rduite.jpg

L’équipe de pharmacie travaille jusque tard le soir. Le dernier jour, elle finira éclairée uniquement par la lampe de soin

 

 

imgp0929_-_rduite.jpg

Pour terminer, une salle de soin pour les pansements, injections et petites chirgurgies.

 
 

dsc_0018_2.jpg

Ablation d’un kyste par le docteur Dickes

 

 

dsc_0021.jpg

20 ans et seulement 17kg. Son fauteuil roulant : une chaise en plastique attelée à 4 roues.

 

 

dsc_0062.jpg

Lors d’une crise d’épilepsie, ce patient est tombé dans le feu et a été grièvement brûlé. Bernardette lui fera ses pansements tous les jours.

 

 

dsc_0101.jpg

La petite Michèle souffre d’une méningoencéphalocèle.

 

 

dsc_0421.jpg

L’enfant ne peut pas s’accroupir, il peine à marcher et à monter des escaliers. Le verdict tombe : myopathie.

 

 

dsc_0142.jpg

Une plaie non soignée qui s’est infectée

 
 

dsc_0001.jpg

L’abbé Couture avec Sister Eva à Manille : la petite Sœur des pauvres des Philippines. Nous la retrouverons chez les pygmées

 

 

dsc_0069-2.jpg

Bénédiction de maison par l’abbé Marcille

 

 

dsc_0117.jpg

Nourrir les pauvres : une des missions d’Acim Asia. Ici, dans une garderie.

 

 

dsc_0177.jpg

Bénédiction de maison rime aussi avec imposition de scapulaires

 

 

dsc_0301.jpg

Pendant la journée, les sœurs font le catéchisme aux enfants et leur apprennent à prier

 

 

dsc_0368.jpg

Cours de catéchisme

 

 

dsc_0385.jpg

L’abbé Couture et l’abbé De Loÿe lors d’une conférence sur le Saint Suaire, à l’université de Rizal.

 

 

img_0982.jpg

Les étudiants se pressent pour garder une photo du Saint Suaire

 

 

imgp0554_-_rduite.jpg

Yolli, sans qui la mission n’aurait pu avoir lieu

 

 

dsc_0040_2.jpg

Le maire de Tanay vient remercier les équipes pour le travail réalisé

 

 

dsc_0132_2.jpg

Le groupe de volontaires venus de France.

Lire la suite...
 
Rosa Mystica: l'esprit de la mission Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-09-2009

Mercredi 29 juillet, 9h du matin : le défilé des malades reprend pour la troisième journée consécutive. Nos médecins volontaires sont à leur poste, prêts à accueillir toute la misère humaine et à la soigner de leur mieux. Delphine amène au docteur Dickès un vieillard au teint livide : son mal est vite décelé, puis confirmé par une radio : il a une tuberculose avancée, un poumon ne respire plus, et le cœur a changé de place... Le pauvre homme est condamné, on ne peut plus rien faire pour lui. Alors le médecin des corps passe le relais au médecin des âmes, pour préparer le malheureux à la mort. C'est cela l'esprit de la mission : soigner autant que possible ces gens qui ne reverront peut-être jamais de médecin de leur vie, mais surtout ranimer en eux la Foi catholique pour sauver leur âme.

Deux éléments sont à prendre en compte pour bien comprendre notre démarche : l'état d'esprit des volontaires de cette mission, et la qualité du rapport avec la population.

L'état d'esprit des volontaires

Il tient en deux mots : charité et enthousiasme. Plusieurs parmi nous n'ont que trois semaines de vacances dans l'été, et ils choisissent de les passer aux Philippines... Il fallait déjà en avoir l'idée... Mais pire que cela : Ils viennent s'installer dans un village retranché, logent dans des habitations insalubres, et soignent quelques trois mille malades en six jours ! C'est la Charité chrétienne qui les anime, le souci de redonner confiance aux plus démunis. Un des volontaires parlait de « donner un moment de non-souffrance. » Ajoutons à cette charité une bonne dose d'enthousiasme, pour prendre avec le sourire les petits désagréments qui peuvent survenir : les pluies torrentielles, les pieds tout le temps trempés et sales, les salles-de-bain qui n'en ont que le nom, les moustiques, etc... Nous sommes sales au-dehors, mais curieusement, notre âme est comme lavée par tout cela : dégagés du superflu qui nous semble indispensable en Europe, nous vivons pour quelques jours plus proches de l'Essentiel, mus par des valeurs qui nous font grandir.

Une autre qualité est indispensable, qui découle des deux précédentes : c'est l'efficacité. Le nombre des patients augmente chaque jour, mais pas celui des volontaires ! Nous avons chacun un rôle bien précis à jouer, duquel dépend la santé de nos chers malades. Les consultations médicales relèvent de la prouesse sportive ; c'est à qui enregistrera le plus de patients par jour : Jean-Pierre est en tête avec le rythme de croisière de cent malades quotidiens !

Pour conclure sur ce point, ajoutons que nous avons la messe quotidienne, qui nous aide à garder l'esprit missionnaire. Monsieur l'Abbé Couture en profite pour nous adresser quelques mots ; il nous insuffle un peu de son zèle apostolique pour nous préparer à faire tout le bien possible aux gens que nous côtoierons dans la journée. Nous gardons à l'esprit cette phrase de Notre-Seigneur : « Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à Moi que vous le faites. »

La qualité du rapport avec la population

La plupart du temps, les Philippins qui viennent nous trouver ont un seul objectif : recouvrer une bonne santé. Mais de notre côté, l'objectif est triple :

·         soigner les corps, bien entendu. La pauvreté et la mauvaise hygiène les rendent plus vulnérables à toutes sortes de maladies.

·         soigner les cœurs aussi : pour beaucoup, le meilleur remède à leur mal est de voir que des Européens sont venus exprès pour les soigner, pour leur redonner espoir. Les sourires et les « salamat » qui pleuvent toute la journée disent bien leur reconnaissance...

·         soigner les âmes surtout. Ces gens abandonnés ont perdu peu à peu la pratique religieuse, et ils ont besoin de redécouvrir que Dieu veille sur eux. Ils comprennent que c'est en vertu de notre foi catholique que nous sommes venus les aider.

Certains pourront rétorquer : « C'est bien beau tout cela... Mais vous ne croyez pas qu'autour de nous, en France, il y a autant de personnes en détresse dont il faudrait s'occuper? »

Bien entendu, répondrons-nous, mais nous trouvons chez les Philippins une qualité de rapport qui n'existe pas en France : contrairement à beaucoup de nos compatriotes aigris, revendicateurs, et hargneux contre la religion, eux sont prêts à recevoir ce que nous leur apportons, et ils en tirent profit. Ainsi, après s'être fait soigner dans la journée, beaucoup ont assisté le soir à des cours de catéchisme, ont (ré)appris à dire le chapelet, et sont venus à la messe les jours suivants.

Ils ont gardé des qualités naturelles que n'a pas encore entachées le matérialisme occidental. C'est ce qui permet la profondeur de notre relation avec eux : ils considèrent que nous leur apportons beaucoup, certes, mais il s'agit d'un don réciproque, car eux nous donnent aussi de bonnes leçons, à leur insu : leçon de patience et de persévérance ; nous pensons à ceux qui ont attendu toute la journée avant de voir un médecin ou un dentiste, ou encore à ces femmes qui ont fait dix kilomètres à pied pour nous demander de venir soigner leur village... Leçon de serviabilité ; innombrables sont ceux qui nous ont aidés avant, pendant et après la mission. Citons Maria-Cris, venue voir Jean-Pierre pour se faire enlever une tumeur du sein et qui passait sur le chemin pendant que nous le nettoyions, et qui est allée exprès acheter des bouteilles d'eau pour désaltérer les petites Françaises. Leçon de reconnaissance enfin, au vu du nombre de cadeaux que nous avons eus en partant ; il s'agissait de cadeaux simples, sans valeur marchande, mais ils venaient du cœur des Philippins et là était leur vraie richesse.

Une telle expérience ne peut laisser indifférent. Nous en revenons tous profondément heureux, et bien décidés à repartir l'an prochain ! Amis lecteurs, s'il en est parmi vous qui sont conquis pas l'esprit de cette mission, qu'ils n'hésitent pas à nous contacter, pour éventuellement nous rejoindre l'été prochain !

                                                                                           Jeanne de Vençay

 
Rosa Mystica: la mission aux pieds nus Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-09-2009
Rosa mystica III : la mission aux pieds nus


Pour la troisième année,  l'Association Catholique des Infirmières et Médecins participait à la mission humanitaire de sa petite sœur AcimAsia. Notre permanence se situe dans le sud de Mindanao à General Santos aux Philippines. Une région où la guerre avec les Moros n'a jamais cessé depuis la découverte de l'archipel  par Magellan. Les islamistes réclament la souveraineté sur la totalité de cette île alors qu'ils n'y représentent guère plus que 20 % de la population. La France serait bien inspirée de regarder ce qui se passe là-bas à titre de leçon pour le futur.

Notre implantation à GenSan -comme on dit- est importante et fantastique par le réseau de médecins qui y sont associés. Et comme par le passé nous étions reçus au Capitole de la province, dans le palais du gouverneur, aidés par la police, l'armée et le personnel municipal. Un organigramme était prêt. On y trouvait pas moins de 120 volontaires de huit nations différentes. Les Français au nombre de 21 en étaient la force de frappe. Puis patatras. Une véritable psychose de la fièvre porcine est installée dans tout le pays. On la voit écrite en grosses lettres au flanc des autobus. Sanction pour les Européens : 12 jours de quarantaine à l'ombre des cocotiers, à contempler les coraux les plus beaux du monde. Nous n'étions pas là pour ça. Et nous nous apprêtions à faire des confettis avec nos billets d'avion. Recours : l'île de Leyte où il y a apparemment la plus grosse concentration de traditionnalistes du monde, n'est pas soumise à la quarantaine. Accord du gouvernement central. Après des atermoiements, le gouverneur dit non : notre présence risque de troubler la rentrée des bénéfices des médecins établis. Bien sûr, nous travaillons gratuitement et nous assurons la totalité des soins. Ainsi  Il faut aller ailleurs. Yolly notre dévouée secrétaire pense qu'il y a du travail à faire : un typhon vient de chasser des milliers de villageois vivant au nord de Manille. Problème récurrent : les routes sont détruites par les coulées de boues. Et accueillir un ensemble de volontaires. Où ? Soigner ? Soigner comment ? Même les hélicos de l'armée ne pourraient nous débloquer en raison du brouillard.

 

L'église en plein vent

Ce sera alors la solution la pire qui nous apparaîtra comme la meilleure à l'avenir. La Fraternité Saint Pie X est en train de construire une église à Sanpaloc à 60 kilomètres de Manille (trois heures de route). Yolly fait monter en catastrophe des bâches autour du bâtiment dont le chœur  est terminé, mais qui reste en plein vent. Un chrétienté est rassemblée autour de son église. La sacristie au niveau inférieur est aménagée en salle d'examen. Une pièce conjointe du sous-sol servira de pharmacie. Les combles servent de dortoir aux Philippins. Les Françaises sont regroupées dans une villa proche à six par chambre. Les volontaires philippines sont entassées dans un trou à rat jouxtant l'ancienne chapelle à deux pas. Les garçons s'entassent et dorment à même le sol dans les combles de l'église en construction. Le traiteur qui apporte des repas sommaires, comme tous les Philippins, se repose le samedi. Menu de ce soir-là : cacahuètes. Quelques-uns d'entre nous, les privilégiés sont dans un « resort » sorte de pavillons un peu dispersés. Mais l'eau glacée des montagnes manque aux robinets et à la douche qui coulent en filet. Les chiens de garde aboient sans raison et réveillent ceux qui dorment. Une employée prévient que dans le bâtiment central il y aura la fête, sorte de karaoké. « Doc, vous n'auriez pas des fois un somnifère ! »  Doc a tout prévu.

Nous allons vivre sous un déluge permanent de pluie : c'est en effet la mousson. Sauf qu'il n'a pas plu autant depuis 28 ans. Les pluies qui ont suivi un typhon,  tombent par paquet. Vaille que vaille sous nos bâches nous essayons de protéger nos patients et nous-mêmes. Nos trois prêtres se sont fait une spécialité de creuser des tranchées pour drainer l'eau ; et ceci malgré les deux tonnes de graviers qui ont été répandus pour éviter de patauger dans la boue. Les chaussures sont devenues inutiles. Le plus simple est de se mettre pieds nus dans des tongs.

 

La moitié des effectifs

Puis ce sera la souffrance des  hommes. Faire vingt kilomètres à pied sous un torrent de pluie, attendre sous une bâche durant cinq heures pour quelques soins donnés en catastrophe. Ce sont nos patients. Nous ne sommes plus que la moitié des effectifs prévus initialement. En effet les infirmières ou élèves infirmières n'ont pas l'argent nécessaire pour venir en avion de notre base à Général Santos. Péniblement ceux qui restent se mettent au travail. Mais ce qui est appelé ici la registration a été parfaite. Dans cette région la population est à 95% catholique. Mais que veut dire ce mot ? L'attachement à une image sainte, un scapulaire, un chapelet. Le bilan sera de 500 impositions de scapulaires. 2000 chapelets bénis et distribués, des centaines d'images saintes et de médailles miraculeuses. Des préparations au mariage et au baptême. Un des prêtres français bénira 120 maisons.

Une équipe sera détachée à la demande du maire pour aider un village d'enfants qui n'ont rien à manger. Ce sera notre deuxième implantation permanente de l'ACIM dans ce pays. Elle se pérennisera si nos amis continuent de nous donner  un peu d'argent. Cinq euros permettent à un enfant de survivre durant mois.

Nous avons  effectué 3130 actes médicaux. Les médecins ont travaillé de quatre à sept selon les jours. Les dentistes de un à cinq. Ce sera aussi l'aide principale de l'armée : huit militaires viendront pour pratiquer les extractions dentaires. Des liens d'amitiés se sont créés. Le nombre des volontaires a oscillé entre 67 et 77. Rappelons que si nous avions pu effectuer la mission au Capitole de Sarangani comme prévu nous aurions été le double. Et pourtant nous avons battu notre propre record  de personnes soignées. En 2008 qui était de 2780 patients mis en dossiers à Géneral Santos, Mindanao.

Nations représentées à Rosa Mystica, toutes fonctions confondues et par ordre de représentation. Philippines, France, Etats-Unis, Irlande, Singapour, Malaisie, Indonésie, Canada.

Samedi 1er août. Tant de monde encore à voir. Nous décidons de rester une journée de plus. Elle sera la plus éprouvante. En effet une partie des volontaires sont repartis. Les militaires ont regagné leur caserne. Il reste une dentiste philippine, les deux médecins français. Jean-Pierre Dickès crèvera le plafond  du nombre des consultations en voyant 129 personnes il a le conduit auditif en feu à force d'enlever et de remettre son stéthoscope. Le déluge du ciel nous tombe sur la tête ce qui permet de faire halte au feu après douze heures de  travail. Nous n'avons même plus faim. Nous pataugeons dans la boue. Trempés jusqu'aux os, nous nous débarrassons de nos chaussures. Les médecins aux pieds nus. Les Philippins ne portent pas de chaussures. Seulement ces sandales plastiques appelées tongs. Les chaussures dans l'eau et la boue sont devenues bien inutiles.

 

Chez les pygmées

Un de nos objectifs  était de nous occuper des pygmées. Les atermoiements du gouverneur de l'île  Leyte où ils sont nombreux, nous avait obligés à y renoncer. Mais une tête de pont avait été lancée par l'abbé Couture arrivé avec deux tonnes de riz, des boîtes de conserve et des tongs en fin d'année dernière à 120  kilomètres  au Nord Manille. Une sorte de petit reste épargné par la catastrophe de l'éruption du Pinatubo en 1990. Sauvé in extremis entre deux coulées de lave par des hélicoptères chinois. Rejeté dans les vallées. Mendiants dans les villes. La moitié mourra de faim. Une brave religieuse, sœur Eva,  réussit l'exploit de les réimplanter et s'est battue pour qu'ils aient un petit territoire. Ils n'ont que des serpents et des singes à manger.

Nous sommes arrivés très tard. En effet le chemin d'accès était transformé en ruisseau de boue. Nous pataugeons à pieds nus pour rejoindre le village en gravissant une montagne dans une véritable coulée de boue. Un carabao, sorte de buffle gris, animal fétiche du pays, tire une sorte de traineau en bambou avec les médicaments et 500 kilos de riz. La religieuse s'acharne à sauver ce qu'il reste de cette communauté traditionnelle devenue catholique. La moitié des villageois est malade. Espérance de vie 28 ans. Il faut ensuite  repartir. Nous promettons à sœur Eva de revenir.

 

Le temps des larmes

Le dimanche après la Messe,  c'est la fin de la mission. Nous verrons alors une chose inouïe. Les gens de la ruelle sont sur le pas de leur porte pour nous dire adieu. Certains fondent en larmes. Et nous aussi, les gorges se nouent. Les larmes montent aux yeux. La Grâce du don des larmes. Lundi, c'est le retour à Manille. L'équipe commence à s'effilocher. Xavier ( 3ème mission) part le premier. Le hasard nous fait noyer dans la foule qui rend un dernier hommage à Corazon Aquino ; 250.000 personnes pour admirer un personnage libéral qui notamment en ne maîtrisant pas la corruption avait réussi l'exploit de faire passer son pays de la  deuxième position économique de tous les Etats Asiatiques après le Japon, à la quatrième dernière.  Un ami de la Tradition nous reçoit dans une sorte de club de plongée. Le repos est de deux jours. Un peu de natation. Dormir...Mais les coqs omniprésents ne savent pas ce qu'est le sommeil des humains.

Mais nous n'avions pas encore réalisé que le pire nous attendait. Nous ne nous étions pas aperçus  que toute l'humilité de ces pauvres gens, l'aide que nous leur avions apportée dans des circonstances difficiles avait créé une unité fantastique entre nous. Avec nos prêtres, face à toutes ces misères, et nos difficultés, nous étions devenus un seul corps, une seule âme au contact de ces pauvres gens qui nous avaient donné tant de sourires, de salamat  Un lien quasiment surnaturel. En nous quittant, c'est cela qu'il faudra disloquer. Rosa Mystica. Une fleur dont les pétales allaient se perdre, se disperser. Magali partait pour quatre mois à General Santos afin d'aider Yolly notre vaillante secrétaire à la permanence d'ACIM Asia. Chacun d'entre nous la serra dans les bras en pleurant. Pleurer de notre séparation et pleurer de bonheur. Tous simplement parce que nous avions tous implicitement compris que notre vie, après ce que nous avions vu, ne serait plus jamais  la même. (merci !).

Mais l'an prochain nous serons tous là au même endroit. Ce sera la grâce de Rosa Mystica que nous avons tant prié pour nous-mêmes et pour tous ces pauvres gens. Merci mon Dieu pour la pluie, le bain de boue et le bain de Grâces.

                                                                                  Bernadette Abrassart

 
Les blogs concernant Rosa Mystica Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-09-2009

http://www.missionsacimasia2009.unblog.fr : le blog de Magali Burguburu

http://rosamystica2009.unblog.fr/  : le blog d’Hugues Martin

http://missionphilippines.unblog.fr/ : le blog de Clotilde Bur

http://www.laportelatine.org/ : se positionner sur « moteur de recherche » en haut.  En milieu de page : rechercher. Taper Rosa Mystica. 27 références .

http://rosa-mystica.over-blog.fr/  : le blog de Perrine Epitalon et Blandine Thiébaut

 
L'ACIM a assuré le Service de santé du Pèlerinage de Pentecôte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-06-2009
L'ACIM comme tous les ans a assuré le Service Médical du pèlerinage de Pentecôte. Avec 4 équipes d'intervention sur le trajet des pélerins, 1 équipe d'accueil au bivouac, et 2 ambulance de la Croix Rouge, le service médical a montré une fois de plus son éficcacité pour la plus grande gloire de Jésus et de Marie.
 
           
 soins0002.jpg         
   med239.jpg  
   med223.jpg  
   image1.jpg  
     
 

 

 
Film sur Rosa Mystica, la mission médicale catholique de l'ACIM aux Philippines Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-04-2009
Tous les volontaires payent leur billet d'avion pour venir à la mission et travaillent gratuitement.
L'intégralité des dons permet l'entretien de la mission, le paiement des frais des malades
(radio, biologie, hospitalisations, médicaments).

Vous pouvez aider la mission avec des dons ou des médicaments
ACIM
2 route d'Equihen
62360 Saint-Etienne-au-Mont
www.acimps.org

 
Soigner la petite Jane Paglianawan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
21-10-2008

Chers Ami(e)s,

dickes.jpgA la suite de nos différents appels  nous recevons tous les jours de l’argent pour soigner la petite Jane Paglianawan. Notre imprimeur qui a imprimé gratuitement le tract qui vous a été envoyé avec les Cahiers Saint Raphaël a versé une importante somme d’argent, tout admiratif qu’il est de ce que nous faisons aux Philippines. L’élan de solidarité ne se dément pas. Un simple don de 5 euros et un autre de 500 euros nous sont arrivés pliés dans de petites feuilles de papier.

J’ai personnellement insisté pour que cette enfant soit opérée rapidement......

Lire la suite...
 
Quand nous étions les derniers à combattre… Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-10-2008

Le Dr Dickès décrit Rosa Mystica:

Rosa mystica 2008, mission humanitaire de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins (ACIM),  a pris cette année une ampleur inégalée. Notamment par l’aide du groupe des douze Français - auxquels s’était jointe une femme médecin venant de Varsovie en Pologne - groupe qui en pratique dirigeait la mission en ce qui concerne la pharmacie et les soins médicaux. Toute la partie spirituelle étant assurée par l’abbé Daniel Couture , supérieur du district d’Asie, aidé d’un prêtre philippin, de deux séminaristes et de 14 religieuses venant de la communauté des Béthaniennes de Manille, la capitale.

Lire la suite...
 
Rosa Mystica en chiffres Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-09-2008
Nous donnerons un compte-rendu détaillé de  la mission Rosa Mystica dans notre prochain numéro des Cahiers Saint Raphaël. Nous nous contenterons de donner une sorte de résumé de notre action. Celle-ci s'est déroulé dans le périmètre du Capitole de la province de Sarangani à Alabel. Les locaux du palais du gouverneur avec ses chambres d'hôtes, le personnel du gouvernorat, le secrétariat, la police ont été mis à notre disposition, ainsi que le gymnase et les infrastructures du stade situé en cet endroit. Tous les chiffres ci-après....
Lire la suite...
 
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >>

Résultats 1 - 15 sur 19

 

Site de l'Association Catholique des Infirmières, Médecins et Professionnels de Santé