Mission 2016 : #1 Quand Rosa Mystica s’épanouit

Après une brève mission médicale diligentée à laquelle je participais en 2004 dans les montagnes au nord de Manille aux Philippines, l’abbé Daniel Couture, un infatigable missionnaire, décida de lancer l’Association Catholique des Infirmières et Médecins dans ce pays. La Providence lui envoya la secrétaire du doyen de la Faculté universitaire de General Santos au sud de l’île de Mindanao ; celle-ci étant la seconde par la taille de tout l’Archipel. Région difficile en raison d’un terrorisme islamique ambiant toujours rodant.

2007 : première mission. Venant de plusieurs pays à leurs frais une trentaine de volontaires participent comme chaque année à une action humanitaire médicale. Il s’agit de soigner les patients du tout-venant. Ce sera d’abord dans une école, puis à la limite de la jungle sur un terrain à chèvres ; ceci avec l’aide de l’Armée américaine, la protection de la police et des forces armées du pays. Les Américains qui étaient aussi en renfort médical, avaient monté une ligne électrique. Ce coin est urbanisé à ce jour ; et il y a même désormais des égouts. Il s’implanta ainsi dans cette ville un dispensaire où passaient régulièrement des volontaires toute l’année au fil du temps. Ceux-ci n’étaient pas obligatoirement du corps médical. Les Philippins venaient y chercher des soins, des médicaments, de la nourriture, ou simplement pour parler. Se développa un apostolat vers les prisons et la visite aux mourants. Sur ce socle se greffa la grande aventure de Rosa Mystica, un temps fort d’une dizaine de jours lors duquel chaque année des volontaires du monde entier se rassemblent pour soigner une ville entière : entre 3 et 6.000 personnes selon les années (et les typhons endémiques). Notamment les deux dernières années à Tacloban, ville martyre détruite entièrement il y a un an et demi par le typhon Hayan. Deux autres dispensaires (Cagayan de Oro et Tacloban) furent ouverts toujours dans l’île de Mindanao. En 2010, la mission est reconnue par le gouvernement comme ONG. En pratique elle ne paye donc pas d’impôts ; en contrepartie, elle doit tenir des dossiers et les patients émargent quand ils reçoivent des médicaments. Avec l’ordinateur, il est donc possible d’établir des statistiques précises.

Le dispensaire de Général Santos dépendait d’une chapelle installée dans un garage aménagé. Or, très insalubre, le quartier devait être rasé. Que faire ? Il se présentait que le terrain à la limite de la jungle, là où la mission s’était en partie déroulée en 2007, appartenait à la maman de notre dévouée secrétaire Yolly. Elle le proposa.

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