Mission 2016 : #5 Aide matérielle et spirituelle

Les choses se font naturellement. Les gens viennent se faire soigner au dispensaire, éventuellement demander de la nourriture car certains sont d’une pauvreté effroyable et il y a à General Santos d’importants bidonvilles. En fonction de l’argent dont nous disposons nous faisons opérer des patients n’ayant pas les moyens de la faire. D’autres cherchent simplement à parler, se faire réconforter, voire conseiller. Ils arrivent avec des enfants dont il faut s’occuper. Puis ils amènent leur famille et leurs voisins. La nouvelle église a été finalement nommée Notre Dame de Rosa Mystica et Saint Joseph : ceci en reconnaissance de l’ACIM. En 2007, il y avait une seule messe par mois dans les locaux d’un garage donnant sur une rue passante. Il y en a présentement dans la nouvelle église, trois le vendredi et le samedi. Une Grand-Messe le dimanche rassemble en moyenne 300 à 400 fidèles. Au total environ 600 paroissiens : ils étaient une cinquantaine plus dix ans plus tôt.

L’ensemble de la mission Rosa Mystica a vu s’impliquer cette année près de 190 volontaires de neuf pays différents. Une trentaine de militaires assurèrent le ramassage des malades et les déplacements. Obligatoirement ils se déplacent à trois, toujours avec des armes puissantes. Ils sont impliqués à diverses aides. La dizaine de médecins étrangers a besoin d’une infirmière interprète voire deux ou trois (il y a deux langues locales, le visaya et le tagalog). Un ophtalmologiste a accepté de travailler gratuitement ; il donne aux patients les centaines (600) de paires de lunettes rapportées de France par les volontaires de l’ACIM.

Les médecins doivent travailler vite.. Quatre ou cinq religieuses font en permanence le catéchisme pour les enfants qui attendent que leurs parents passent en consultation. Ceux-ci attendent parfois six heures et viennent souvent de villages lointains amenés en camion militaire. Il fallait aussi s’occuper des enfants en jouant ou en leur faisant faire des dessins. Quatre prêtres ne chômaient pas. Ils étaient dans les hôpitaux pour aider les malades et les mourants, imposaient des scapulaires, confessaient donnaient les sacrements. La France était représentée par l’abbé Vaillant directeur du collège de Saint-Malo en France ; l’Allemagne par l’abbé Cornelius Eisenring ; l’Américain Tim Pfeiffer faisait ses sermons en visaya qu’il a appris, et bien sûr le cher abbé Stehlin, supérieur du district d’Asie. C’est un homme qui rayonne de bonté.

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