Mission : Jour 2 – Un départ compliqué

Réveil à 5h. Il s’agit de ne pas faire attendre l’armée… A 7h, tout le monde est arrivé à la caserne, mais il y a juste un petit problème : les militaires de l’accueil ne veulent pas nous laisser entrer, et disent gentiment que, tout compte fait, ils n’ont pas prévu de voler ce dimanche matin ! Patrice et Sheryl entament alors une procédure de négociation, pendant que nous commençons une interminable attente… A 11h, ils obtiennent une promesse de vol pour l’après-midi, avec fax signé du commandant de l’aviation locale. Réjouis de cette bonne nouvelle, nous allons déjeuner au mess de la base, après avoir déposé tous les bagages devant la porte d’embarquement. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Le bus nous attend dans la cour ; vite, nous repartons pour les formalités avant d’embarquer. On doit partir à 14 heurs 30, puis à 18 h 30. Et là, un militaire nous annonce sans aucune gêne que le vol est prévu pour le lendemain matin 6h ! Il n’y a pas moyen de répliquer, c’est une décision irrévocable. Soit nous acceptons, soit nous sommes priés de quitter le camp dans les plus brefs délais… C’est une épreuve pour tester le moral des troupes ! Finalement ils nous proposent de coucher à la caserne puis nous expédient à l’hôtel ; Venus de toutes les latitudes pour aider efficacement une population dans le besoin, nous sommes condamnés à passer une journée entière à ne RIEN faire… Pour ne pas trop retarder le début de la mission, Sheryl trouve quand même en catastrophe quelques places d’avion pour Tacloban ; cinq médecins et infirmières peuvent donc quitter Manille dans l’après-midi sans leurs bagages qui suivront par on ne sait quel miracle.. Les autres n’ont plus qu’à prendre leur mal en patience, et se réjouir à l’idée d’un réveil très matinal pour, peut-être, s’envoler enfin vers de nouvelles aventures !

Les six premiers arrivés auront une réception extrêmement émouvante. Les petites filles de la chapelle sont venues chanter de très jolies chansons religieuses du pays. Nous avons droit à de multiples colliers de fleurs et bien volontiers à l’ébahissement des petites, nous nous joignons à ce petit chœur angélique.

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